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COR-Les nouvelles réformes menacées par la grogne sociale

reuters.com

Publié le 04 octobre 2017 à 16:49 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:52

Les nouvelles reformes menacees par la grogne sociale

Les nouvelles reformes menacees par la grogne sociale

Stephane Mahe

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par Caroline Pailliez

PARIS (Reuters) - (ajoute mots manquants, §6)

Les organisations syndicales ont durci le ton mercredi à propos des réformes à venir sur la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage, avant leur première rencontre avec Emmanuel Macron sur le sujet.

Les secrétaires généraux de la CFDT, de FO et de la CGT, tous déçus par la réforme du Code du travail, ont lancé tour à tour cette semaine un avertissement au président qui doit rencontrer les partenaires sociaux les 12 et 13 octobre.

"Vous nous avez dit: 'il y avait la flexibilité d'un côté, il y aura la sécurité avec la formation professionnelle et l'assurance chômage', eh bien je le dis: 'Ecoutez-nous et mettez vraiment de la sécurité pour les salariés'", a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur CNews.

La CGT, qui a organisé quasiment deux manifestations syndicales en demi-teinte contre les ordonnances les 12 et 21 septembre derniers avant d'être rejointe dans la contestation par FO, ne compte rien laisser passer.

"[Emmanuel Macron] veut passer au deuxièmement, nous on va rester au premièrement (...). Il faut qu'il rende des comptes et fasse un bilan de son premier trimestre", a dit mardi sur Europe 1, le secrétaire général de la centrale, Philippe Martinez.

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Le gouvernement a multiplié les annonces dans les derniers jours au sujet de la réforme sur la formation professionnelle et de l'apprentissage, un secteur qui coûte plus de 30 milliards d'euros par an (31,6 milliards d'euros en 2014) aux entreprises, à l'Etat et aux régions.

Il prévoit d'y investir 15 milliards d'euros et de s'attaquer autant au financement qu'au suivi de la qualité des formations dispensées.

Le gouvernement se fait en revanche plus discret sur la réforme de l'assurance chômage qui prévoit d'en étendre le bénéfice aux indépendants et, une fois tous les cinq ans, aux salariés démissionnaires.

"Chiche pour améliorer la sécurisation des salariés", a ajouté Laurent Berger. "Sur l'assurance chômage, il est hors de question, parce qu'il y a eu une promesse de campagne d'indemniser plus les indépendants (...), que ça se fasse en pompant le droit contributif des autres chômeurs."

"PRÉSIDENT DES RICHES"

Malgré ces réformes qui visent à "sécuriser les travailleurs", la grogne sociale monte en France, exacerbée par le projet de loi finances 2018 et les annonces sur la baisse des aides au logement, la hausse de la CSG, ou encore la diminution du nombre de contrats aidés.

"Il y a une image qui est en train de s'installer, celle d'un président des riches", reconnaît un ministre. "Cette image n'est évidemment pas justifiée mais il y a un vrai enjeu de communication".

En plus des manifestations de salariés, les retraités se sont mobilisés le 28 septembre, les routiers ont bloqué la circulation sur certains axes toute la semaine dernière et les fonctionnaires s'apprêtent à prendre la rue le 10 octobre prochain. La France insoumise, le mouvement d'opposition radicale à Emmanuel Macron, avait organisé une manifestation le 23 septembre et des "casserolades" le 30.

"J'ai bien senti dans les discussions qu'il y avait une accumulation de mécontentements", a dit mardi le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, sur France Inter, forcé par son comité confédéral national (CCN), "Parlement" constitué des fédérations et unions départementales, de durcir le ton face au gouvernement et de participer à la mobilisation.

Même discours du côté de Laurent Berger, qui a essuyé de vives critiques mardi de la part de certains militants lors d'un rassemblement qui a réuni mardi plus de 10.000 personnes à Paris - pour son refus de participer aux manifestations contre les ordonnances.

"Je pense qu'il y a un vrai malaise sur la politique menée depuis le mois de juillet(...). Les 10.000 militants en veulent au gouvernement des premiers mois qui ont été menés."

Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'est dit quant à lui ouvert à la négociation avec les syndicats pour éviter que la contestation n'étouffe les réformes.

"On a besoin de réformes. On ne peut pas rester dans cet état-là", a-t-il dit mercredi sur BFM Business. "On a un petit chemin de crête pour essayer d'aboutir sur des réformes intelligentes mais qui soient dans un mode gagnant-gagnant".

(Avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

reuters.com

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