Macron relativise les "péripéties" d'Egletons
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PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a qualifié vendredi de "péripéties" ses propos controversés d'Egletons (Corrèze), déplorant que son écart de langage ait éclipsé le fond de son intervention sur la réforme de la formation professionnelle.
"J'étais il y a deux jours chez vos amis des travaux publics à Egletons dans une école remarquable", a dit le chef de l'Etat lors d'une visite au Salon du bâtiment à Paris, dans sa première expression publique sur la polémique.
"Je dois confesser qu'on a plus parlé de péripéties sur ce déplacement que du fond de ce que nous avons annoncé avec les ministres du Travail et de l'Education nationale qui est fondamental."
"Si les gens s'intéressaient à la vie du pays, ils auraient plutôt pu regarder ce qu'on a dit dans cette table ronde", a-t-il ajouté. "On a parlé des vrais problèmes, des vrais gens et des vraies propositions pour vraiment protéger".
Ses propos, tenus mercredi lors d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, ont soulevé une vague de critiques et alimenté un procès en mépris de classe.
Face à son interlocuteur, qui évoque les problèmes de recrutement d'une usine de produits en aluminium à Ussel (Corrèze), le chef de l'Etat a lancé à propos des salariés de GM&S: "Certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes là-bas. (...) Parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire. C'est pas loin de chez eux."
Interpellé au Salon du bâtiment par un journaliste qui lui demandait s'il s'attendait à un "accueil plus houleux" à cause de son évocation du "bordel", Emmanuel Macron a répondu, sur le ton de la plaisanterie : "(Le bordel-NDLR) c'est vous qui le mettez".
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(Marine Pennetier, avec pool, édité par Sophie Louet)
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