Début des négociations sur l'unité palestinienne au Caire
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Debut des negociations sur l'unite palestinienne au caire
Ibraheem Abu Mustafa
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Debut des negociations sur l'unite palestinienne au caire
Ibraheem Abu Mustafa
LE CAIRE (Reuters) - Les discussions entre les factions rivales palestiniennes du Fatah et du Hamas se sont engagées mardi sur une note optimiste au Caire, un représentant du Hamas se disant "plein d'espoir" quant à la perspective d'une réelle réconciliation.
Le Fatah a perdu le contrôle de la bande de Gaza en 2007, à l'issue d'un bref conflit avec le Hamas, mouvement radical considéré comme terroriste par l'Occident et Israël. En septembre, le Hamas a accepté de céder le contrôle du territoire au gouvernement du président palestinien Mahmoud Abbas, dans le cadre d'un accord conclu grâce à la médiation de l'Egypte.
Le Caire a de ce fait organisé les discussions de cette semaine, qui doivent porter durant trois jours sur la mise en oeuvre de nouvelles mesures censées sceller l'unité des Palestiniens.
"Nous nous retrouvons au Caire avec l'espoir d'établir une feuille de route devant mener à une réconciliation nationale", a déclaré sur Twitter un délégué de haut rang du Hamas, Izzat Rechik. "L'unité et la réconciliation nationale de l'ensemble des Palestiniens est notre choix stratégique pour aller de l'avant".
La délégation du Hamas est dirigée par Saleh Arouri, numéro deux du mouvement radical palestinien.
Selon Azzam Ahmad, l'un des responsables de la délégation du Fatah au Caire, les négociations en cours doivent porter sur l'avenir des ministères à Gaza. Autre personnalité à conduire la délégation du Fatah, Madjed Faraj, chef des services de renseignement palestiniens et proche allié du président Abbas.
La troisième question qui sera évoquée à ces négociations porte sur le sort des 40.000 à 50.000 personnes que le Hamas a engagées depuis 2007 dans l'administration de la bande de Gaza.
La sécurité sera l'un des sujets majeurs en discussion au Caire, et notamment la possibilité de déployer 3.000 agents de la sécurité du Fatah, qui viendront épauler la force de police gazaouie dans le courant de l'année, ce qui rétablirait concrètement l'influence de Mahmoud Abbas à Gaza et affaiblirait l'emprise du Hamas sur le territoire.
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Pour Azzam Ahmad, Rafah, seul poste-frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, et de ce fait seul point d'entrée vers ce territoire de deux millions d'habitants, devrait être contrôlé par la garde présidentielle de Mahmoud Abbas, sous la supervision de l'agence des frontières de l'Union européenne, et non plus par des employés liés au Hamas, comme c'est le cas actuellement.
(Mostafa Hashem et Nidal al Mughrabi; Eric Faye pour le service français)
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