Brexit: Londres espère un accord sur la transition début 2018
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Brexit: londres espere un accord sur la transition debut 2018
Francois Lenoir
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Brexit: londres espere un accord sur la transition debut 2018
Francois Lenoir
LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique veut parvenir d'ici le premier trimestre 2018 à un accord de principe avec l'Union européenne sur les modalités de la transition post-Brexit, a déclaré mercredi David Davis, le ministre chargé du Brexit.
Après son départ de l'UE prévu pour mars 2019, le Royaume-Uni souhaite bénéficier d'une période dite de transition d'une durée d'environ deux ans durant laquelle son accès au marché unique européen serait largement inchangé.
Les entreprises, qui cherchent à éviter de rester dans l'incertitude, veulent être fixées le plus vite possible sur les modalités de cette transition.
"Je me fixerai pour objectif de parvenir à un accord sur les grandes lignes si possible au premier trimestre 2018 (...) mais il s'agit d'une négociation", a déclaré David Davis devant une commission parlementaire.
La semaine dernière à Bruxelles, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement des pays qui resteront dans l'Union européenne ont décidé d'engager entre eux des "discussions préparatoires internes" en vue du passage à cette "phase II" des négociations sur le Brexit.
Des représentants des Vingt-Sept devaient se réunir mercredi pour la première fois dans ce cadre afin de discuter de leur future relation avec Londres et de préciser les modalités de la période de transition post-Brexit en mars 2019.
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Les représentants des Etats membres seront informés des étapes à suivre et du déroulé des discussions internes par un haut responsable de l'UE, a-t-on appris de source diplomatique. L'idée des Vingt-Sept est de déterminer une position commune avant d'ouvrir officiellement ce deuxième chapitre de la négociation avec Londres.
David Davis a dit s'attendre à ce que l'Union européenne lui précise son approche vis-à-vis de la période de transition lors du Conseil européen de décembre. Il a dit espérer qu'un accord de transition en bonne et due forme permettant au Royaume-Uni de rester en quelque sorte comme avant soit conclu peu après.
DÉBORDER
Mais le Royaume-Uni et l'UE sont en désaccord sur le calendrier relatif aux termes du divorce, à la transition et au futur accord commercial. Le Royaume-Uni veut que tout soit réglé quand il quittera l'UE début 2019. A Bruxelles, on estime qu'il faudra peut-être déborder jusqu'en 2020.
Pour David Davis, Londres peut conclure un accord commercial et douanier d'ici la fin du processus de Brexit en mars 2019. Il estime qu'il est important d'y parvenir pour éviter que les négociations ne s'enlisent.
"Ce n'est pas se retrouver en bonne position que d'être toujours en train de négocier prenant ce genre de préparatifs", a déclaré David Davis. "Si la négociation se passait pendant la période de transition, je suppose que ce qu'on nous offrirait, serait un an d'extension et encore un an d'extension, et chaque fois on paierait."
Un responsable de l'UE a fait savoir mardi que l'UE ne négocierait les détails d'un d'accord de libre-échange qu'une fois que le Royaume-Uni serait effectivement sorti du bloc en mars 2019, parce que la législation en vigueur ne permet pas à l'UE de négocier des accords commerciaux avec ses propres membres.
Interrogé sur ce point de droit, David Davis estime qu'un accord commercial pourra être signé "dans la nanoseconde" qui suivra le départ du Royaume-Uni.
(William James et Andrew MacAskill avec Gabriela Baczynska à Bruxelles; Jean-Stéphane Brosse, Danielle Rouquié et Arthur Connan pour le service français)
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