Le "dossier Trump" doit être remis aux élus, dit Paul Ryan
reuters.com

Le "dossier trump" doit etre remis aux elus, dit paul ryan
Jonathan Ernst
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Le "dossier trump" doit etre remis aux elus, dit paul ryan
Jonathan Ernst
WASHINGTON (Reuters) - Les documents relatifs au financement d'un dossier sur les relations de Donald Trump avec la Russie pendant la campagne électorale de 2016 doivent être immédiatement remis au Congrès des Etats-Unis, a déclaré mercredi le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan.
Dans une interview accordée à Reuters, le dirigeant républicain estime également que la réforme des impôts voulue par Donald Trump ne risque pas de creuser les déficits publics. Il dit également que le système d'assurance maladie mis en place par Barack Obama ne pourra pas être réformé d'ici la fin de l'année.
Selon un article du Washington Post daté de mardi, l'équipe de campagne de la démocrate Hillary Clinton, la rivale de Trump dans la course à la Maison blanche, et le Parti démocrate ont aidé à financer des investigations qui ont permis de réunir un dossier sur les relations du futur président des Etats-Unis et la Russie.
Ces documents, explique Paul Ryan, sont demandés au gouvernement "depuis longtemps" mais le département de la Justice et "surtout le FBI" ont fait de "l'obstruction" dans cette affaire.
Le département de la Justice et la police judiciaire fédérale doivent s'exécuter "immédiatement", a-t-il dit.
A propos de la grande réforme des impôts voulue par Donald Trump, la plus importante depuis les années 80, Paul Ryan a estimé qu'il n'y avait pas de danger de creusement du déficit des finances publiques dans la mesure où ce plan allait favoriser l'investissement et l'emploi et partant, la croissance économique.
L'opposition démocrate estime que le plan de Trump est un cadeau pour les riches et les entreprises américaines, qu'il creusera le déficit fédéral et fera gonfler très fortement la dette nationale.
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CROISSANCE AMÉLIORÉE
Le projet du président républicain, dévoilé fin septembre, propose de ramener de 35% à 20% le taux de l'impôt sur les sociétés et de réduire le nombre de tranche de l'impôt pour les particuliers en abaissant de 39,6 à 35% le taux d'imposition sur la tranche supérieure des revenus.
Paul Ryan a expliqué que les républicains souhaitaient faire voter la réforme fiscale d'ici la fin de l'année et a prédit que "certains démocrates" finiraient pas soutenir le projet.
"La raison pour laquelle nous essayons de faire ceci avec ce calendrier est que nous voulons obtenir une (croissance) économique de 3%", a déclaré le "speaker" de la Chambre des représentants. "Nous sommes en quelque sorte en train de patauger, avec une croissance comprise entre 1 et 2%, et c'est pour l'instant sous le potentiel de notre pays."
"Je crois vraiment que faire ceci maintenant signifie que nous allons avoir une très bonne année 2018", a-t-il ajouté.
Il a dit ne pas anticiper un creusement du déficit public malgré les réductions d'impôts, laissant entendre que la croissance améliorée se traduirait par une hausse des recettes fiscales.
"Nous n'anticipons pas un gros effet déficit de cette réforme fiscale parce que nous allons élargir l'assiette et baisser les taux, colmater les failles du système fiscal et obtenir une croissance plus forte", a-t-il déclaré.
En revanche, sur une autre grande promesse de campagne de Donald Trump, l'abrogation de la réforme de l'assurance-maladie promulguée en 2010 sous la présidence de Barack Obama, Paul Ryan s'est montré nettement plus en retrait, estimant qu'il n'y aurait rien de fait avant 2018.
La Chambre des représentants a voté sa version du nouveau système d'assurance appelé à remplacer l'Obamacare, mais, par deux fois, en juillet et en septembre, le Sénat, où les républicains disposent d'une courte majorité, n'a pas réussi à voter sa propre version du texte.
"Je pense que c'est une chose que nous devrions faire l'an prochain", a déclaré Paul Ryan.
Prié de dire si les efforts des Républicains pour abroger l'Obamacare étaient morts, Paul Ryan a répondu : "Non". Mais, a-t-il ajouté, "je ne pense pas que nous puissions faire cela cette année".
(David Morgan, Doina Chiacu et Makini Brice; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Henri-Pierre André)
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