Bagdad suspend pendant 24 heures ses opérations au Kurdistan
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Treve entre l'armee irakienne et les peshmergas selon la coalition us
Ako Rasheed
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Treve entre l'armee irakienne et les peshmergas selon la coalition us
Ako Rasheed
BAGDAD (Reuters) - Bagdad a suspendu vendredi ses opérations militaires dans le nord de l'Irak pour une durée de 24 heures afin de permettre le déploiement pacifique de ses troupes aux postes-frontières avec la région autonome du Kurdistan.
Un porte-parole du gouvernement régional du Kurdistan (GRK) avait auparavant annoncé la conclusion d'un accord de cessation des hostilités entamées il y a onze jours avec la prise de Kirkouk par l'armée irakienne.
La trêve de 24 heures "doit permettre à une commission technique conjointe (...) d'oeuvrer au déploiement des forces fédérales irakiennes dans toutes les zones disputées, y compris Fish-Khabour, et à la frontière internationale", a déclaré le Premier ministre Haïdar al Abadi dans un communiqué.
Sur ordre d'Abadi, les troupes irakiennes et les milices chiites ont lancé une série d'opérations à la mi-octobre pour s'emparer des territoires repris à l'Etat islamique par les peshmergas ces dernières années dans le nord de l'Irak.
Bagdad a ainsi réagi au référendum d'autodétermination du 25 septembre organisé par le GRK, marqué par une victoire massive du "oui" à l'indépendance.
Le chef du gouvernement irakien veut aussi reprendre le contrôle de tous les postes-frontières avec les pays voisins, y compris celui, stratégique, de Fish-Khabour, situé à l'intérieur du Kurdistan autonome et d'où transitent les exportations de pétrole kurde et irakien.
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WASHINGTON ENCOURAGE LE DIALOGUE
D'après le GRK, basé à Erbil, le cessez-le-feu est entré en vigueur à 01h00 locales (22h00 GMT jeudi).
"Le cessez-le-feu est respecté", a dit à Reuters Vahal Ali, directeur des relations presse du gouvernement du président Massoud Barzani. "Des efforts diplomatiques sont en cours pour organiser des discussions entre Erbil et Badgad."
La grande ville pétrolière de Kirkouk est tombée aux mains des forces irakiennes dès le 16 octobre sans que les peshmergas opposent de résistance mais les combattants kurdes ont commencé à riposter à mesure que les troupes de Bagdad se rapprochaient des trois provinces autonomes officiellement gérées par le GRK.
Les combats les plus violents, qui ont fait des dizaines de victimes dans les deux camps, ont eu lieu dans le secteur de Fish-Khabour et au sud d'Erbil.
En visite à Genève, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson s'est dit "déçu" que les deux parties n'aient pas réussi à s'entendre sur une résolution de paix.
Il a dit avoir encouragé Haïdar al Abadi à démarrer des discussions avec Erbil.
Le colonel américain Ryan Dillon, porte-parole de la coalition, a demandé aux deux camps de mettre définitivement fin au conflit pour se recentrer sur la guerre contre l'EI.
"Nous encourageons le dialogue, nous essayons d'atténuer les tensions", a-t-il dit à la chaîne de télévision kurde Rudaw TV.
Le GRK a proposé mercredi un cessez-le-feu immédiat, un gel du résultat du référendum et l'ouverture d'un dialogue avec Bagdad sur la base de la Constitution irakienne.
Haïdar al Abadi a répondu jeudi en continuant à réclamer l'invalidation par Erbil du référendum du 25 septembre.
"Nous n'accepterons rien d'autre que son annulation, et le respect de la Constitution", a déclaré le chef du gouvernement irakien lors d'une visite à Téhéran.
(Maher Chmaytelli; Arthur Connan et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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