Elections législatives en Islande, le centre-droit fragilisé
reuters.com

Elections legislatives en islande
GEIRIX
reuters.com

Elections legislatives en islande
GEIRIX
REYKJAVIK (Reuters) - Les Islandais sont appelés aux urnes samedi pour des élections législatives anticipées, les deuxièmes en un an, où le gouvernement de centre-droit sortant, fragilisé par des scandales, pourrait voir son avance se réduire au profit des verts.
La charismatique chef de file du Mouvement des verts et de gauche, Katrín Jakobsdóttir, 41 ans, a fait campagne sur des promesses de probité et de hausse des dépenses publiques, sur fond de boom économique.
Elle talonne de peu dans les derniers sondages le Parti de l'Indépendance du Premier ministre Bjarni Benediktsson, dont le père est impliqué dans un scandale judiciaire.
Les deux formations politiques ont été créditées de près de 20% des intentions de vote tout le long du mois d'octobre, suivies par les sociaux démocrates de l'Alliance.
En cas de victoire, les verts comme les libéraux devront nommer un Premier ministre chargé de former un gouvernement de coalition, une tâche qui s'annonce difficile vu le morcellement du paysage politique. Cinq nouveaux partis sont susceptibles d'entrer au Parlement lors de ce scrutin.
Le Parti de l'indépendance a pris part à tous les gouvernements du pays depuis 1980, à l'exception de la coalition en place pendant les années de crise économique, de 2009 à 2013, dans laquelle Jakobsdóttir était ministre de l'Education.
Le pays de 340.000 habitants, l'un des plus durement touchés par la crise financière de 2008, a opéré un redressement économique remarquable, porté notamment par le tourisme.
Mais des scandales impliquant la classe politique, une montée du ressentiment face aux inégalités et des craintes liées à l'immigration ont cependant alimenté une certaine lassitude des Islandais face au gouvernement.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le Premier ministre a obtenu mi-septembre l'organisation d'un nouveau scrutin après le départ d'un de ses partenaires de coalition. Les dernières élections anticipées, le 29 octobre 2016, avaient suivi la chute du précédent gouvernement, tombé dans l'affaire des Panama Papers.
(Jacob Gronholt-Pedersen, Julie Carriat pour le service français)
reuters.com