Une coalition de gauche remporte les législatives en Islande
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Une coalition de gauche en mesure de l'emporter en islande
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Une coalition de gauche en mesure de l'emporter en islande
GEIRIX
par Elias Thorsson
REYKJAVIK (Reuters) - Les Islandais ont sanctionné samedi aux élections législatives le gouvernement de centre-droit sortant, mis en cause dans des scandales, en élisant un Parlement fragmenté où une coalition de gauche disposera de la plus courte majorité possible, selon les résultats définitifs du scrutin publiés dimanche.
La coalition réunissant le Mouvement des Verts et de gauche de Katrin Jakobsdottir, les sociaux-démocrates, le Parti progressiste et le Parti pirate a remporté 32 sièges sur les 63 que compte l'Althing, le Parlement unicaméral islandais où siègeront désormais huit partis.
Le Parti de l'indépendance (centre droit) du Premier ministre sortant Bjarni Benediktsson demeure le premier parti du pays de 340.000 habitants avec 25% des voix.
Mais il recule de quatre points par rapport au dernier scrutin législatif qui s'est tenu il y a un an et perd cinq sièges, avec 16 députés élus.
Son ex-partenaire de coalition, Avenir Radieux, perd les quatre sièges qu'il détenait.
Le Mouvement des Verts et de gauche obtient 17% des voix et les sociaux-démocrates doublent quasiment leur score de 2016 avec 12% des voix.
Malgré la victoire de l'alliance de gauche, rien n'assure encore que le président Gudni Johannesson désignera Katrin Jakobsdottir, 41 ans, pour diriger le prochain gouvernement, puisque le chef de l'Etat confie normalement ce mandat au chef de file de la première formation représentée au Parlement.
Katrin Jakobsdottir a annoncé dimanche qu'elle n'excluait pas de faire alliance avec les centristes, crédités d'environ 11% des suffrages.
NET RECUL DU PARTI PIRATE
Fondé en septembre, le parti du Centre, de tendance centre-droit, est dirigé par Sigmundur David Gunnlaugsson, ex-Premier ministre contraint à la démission l'année dernière pour sa mise en cause dans le scandale des Panama Papers.
"Rien n'est exclu, mais notre premier choix est de travailler avec les partis de gauche", a dit Katrin Jakobsdottir à Reuters au téléphone.
Le Parti de l'Indépendance, qui domine la vie politique islandaise depuis des décennies, prône une réduction de la dette nationale et une baisse des impôts.
Le Mouvement des verts et de gauche veut au contraire réduire les inégalités et augmenter les dépenses publiques en matière de santé, d'éducation et d'infrastructures en relevant les impôts pour les plus riches et en instaurant une taxe sur la propriété.
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Le Parti Pirate, devenu l'année dernière la troisième formation politique du pays sur fond de ressentiment à l'égard de la classe politique, voit son score reculer de cinq points, avec 9% des voix.
Le Premier ministre sortant Bjarni Benediktsson a convoqué en septembre ces élections anticipées après le départ d'Avenir radieux, partenaire de sa coalition au pouvoir.
Avenir radieux reprochait aux conservateurs d'avoir tenté d'étouffer un scandale impliquant le père du Premier ministre, intervenu pour faire effacer du casier judiciaire d'un vieil ami une condamnation pour crime pédophile.
(Avec Jacob Gronholt-Pedersen à Copenhague; Julie Carriat et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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