Première inculpation attendue dans l'affaire de l'ingérence russe
reuters.com

Premiere inculpation attendue dans l'affaire de l'ingerence russe
Joshua Roberts
reuters.com

Premiere inculpation attendue dans l'affaire de l'ingerence russe
Joshua Roberts
par John Whitesides
WASHINGTON (Reuters) - Une première inculpation dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine pourrait être rendue publique dès ce lundi, marquant une étape importante dans les investigations conduites par le procureur spécial Robert Mueller.
Un grand jury a approuvé vendredi cette inculpation mais le juge fédéral qui présidait l'audience a interdit sa divulgation dans l'immédiat. Une source connaissant le dossier a indiqué à Reuters que ce secret de l'instruction pourrait être levé dès lundi.
Cette enquête sur une intervention de la Russie en faveur de Donald Trump lors de la campagne électorale est une épine plantée dans le pied de l'homme d'affaires depuis son investiture il y a neuf mois et a conduit à accentuer l'antagonisme entre républicains et démocrates au Congrès.
Les investigations menées par les agences américaines du renseignement avaient conclu en janvier à une ingérence russe pour favoriser l'élection de Donald Trump face à Hillary Clinton considérée comme moins favorable aux intérêts de la Russie.
Depuis, l'enquête a été confiée à l'ancien directeur du FBI, Robert Mueller, connu pour son intégrité, et l'ex-patron de la police fédérale s'est attaché à établir s'il y avait eu une collusion entre ces initiatives téléguidées par le Kremlin et l'équipe de campagne de Trump.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Mueller s'est également intéressé à d'éventuels liens entre l'équipe du magnat et des gouvernements étrangers, à d'éventuels blanchiments d'argent, à des cas d'évasion fiscale ou d'autres infractions financières, indiquent des sources proches du dossier.
Le procureur fédéral, nommé après le limogeage le 9 mai du directeur du FBI, James Comey, qui était en charge de l'affaire, s'est également demandé si Trump ou ses proches avaient tenté de faire obstacle à une enquête potentiellement gênante.
Le président américain a fait une nouvelle fois part de son irritation face à cette enquête dans une série de messages sur Twitter dans lesquels il répète être la cible d'une "chasse aux sorcières".
La ligne de défense de Trump est de soutenir que cette enquête est une tentative des démocrates pour justifier leur échec lors de l'élection présidentielle.
Outre cette position récurrente, Donald Trump a également allumé des contre-feux face aux démocrates et à Hillary Clinton les accusant de chercher faire dérailler le projet de réforme fiscal actuellement en discussion au Congrès.
Le Parti républicain, embarrassé par cette affaire, a pris le relais du président en ouvrant deux enquêtes parlementaires : l'une visant à rouvrir le dossier des courriels d'Hillary Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat et l'autre visant Barack Obama dans la vente de parts de mines d'uranium américaines à la société russe Rosatom.
Les élus républicains se sont également penchés sur une autre affaire dans laquelle l'équipe de campagne de Clinton aurait acheté certains éléments d'un dossier accusant Trump de liens avec la Russie.
(Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com