La Russie injustement accusée d'ingérence dans l'élection américaine, dit le Kremlin
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Les accusations d'ingerence russe aux usa, "un fantasme", dit lavrov
Lucas Jackson
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Les accusations d'ingerence russe aux usa, "un fantasme", dit lavrov
Lucas Jackson
par Andrew Osborn
MOSCOU (Reuters) - Les accusations contre l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et son associé Rick Gates, montrent que la Russie a été injustement accusée d'ingérence dans la présidentielle américaine, a déclaré mardi le Kremlin.
Les autorités russes nient toute implication dans l'élection américaine remportée l'an dernier par Donald Trump, qui se défend lui aussi de toute collusion entre des membres de son équipe de campagne et le Kremlin.
Dans un rapport déclassifié début janvier, avant l'investiture de Trump, la CIA (Central Intelligence Agency), le FBI (Federal Bureau of Investigation) et la NSA (National Security Agency) ont pourtant conclu à une ingérence de Moscou pour favoriser son élection face à Hillary Clinton, jugée moins favorable aux intérêts de la Russie.
Un procureur spécial, l'ancien directeur du FBI Robert Mueller, a été désigné en mai pour diriger cette "enquête russe".
Il a rendu public lundi les premières inculpations, visant l'ex-directeur de campagne de Trump, Paul Manafort, et son associé, Rick Gates, soupçonnés de blanchiment d'argent et de dissimulations de revenus liés à leur travail de consultants politiques en Ukraine pour le compte de politiciens pro-russes.
Ni le président, ni son équipe de campagne ne sont mentionnés dans l'acte d'inculpation. Mais plusieurs juristes voient dans l'initiative du procureur Mueller une manoeuvre visant à inciter Manafort et Gates à coopérer dans le cadre plus large de l'enquête sur une possible collusion avec la Russie.
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"FANTASME"
Le Kremlin a souligné que les charges retenues contre Manafort et Gates ne mentionnaient pas la Russie et qu'il s'agissait d'une "question intérieure aux Etats-Unis".
"La Russie ne figure dans aucune des accusations révélées à ce jour. Il s'agit d'autres pays et d'autres personnes", a dit Dmitri Peskov en conférence de presse.
"Moscou ne s'est jamais sentie coupable, donc elle ne se sent pas plus innocentée aujourd'hui", a-t-il répondu, prié de dire si le Kremlin interprétait l'acte d'inculpation comme une preuve que la non-ingérence de la Russie dans l'élection américaine.
Un peu plus tôt, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déclaré que les allégations d'ingérence russe dans les élections aux Etats-Unis ou en Europe relevaient du "fantasme".
"Sans le moindre début de preuve, nous sommes accusés ainsi que vous le savez d'ingérence non seulement dans l'élection américaine, mais aussi dans des Etats européens", a dit le chef de la diplomatie russe qui s'exprimait devant des membres de l'Association des entreprises européennes en Russie.
"Récemment, on a prétendu que Moscou avait décidé quel ministre nommer en Afrique du Sud. En général, il n'y a pas de limite au fantasme", a-t-il poursuivi.
(Dmitry Solovyov, Katua Golubkova et Gabrielle Tetrault-Farber, avec le bureau de Washington; Henri-Pierre André et Arthur Connan pour le service français)
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