Kenya: Odinga veut des pétitions contre l'élection de Kenyatta
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Kenya: odinga veut des petitions contre l'election de kenyatta
THOMAS MUKOYA
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Kenya: odinga veut des petitions contre l'election de kenyatta
THOMAS MUKOYA
par Katharine Houreld et Ed Cropley
NAIROBI (Reuters) - Le dirigeant de l'opposition kényane Raila Odinga a appelé mardi ses partisans à signer des pétitions et à organiser des réunions pour dénoncer la réélection du président Uhuru Kenyatta lors du scrutin de jeudi dernier, mais il s'est gardé d'appeler à des manifestations de masse.
Il n'a pas non plus dit s'il comptait contester devant les tribunaux le résultat de ce scrutin boycotté par l'opposition.
La commission électorale du Kenya (IEBC) a proclamé lundi la réélection du président Kenyatta avec un peu plus de 98% des voix.
Raila Odinga avait choisi de boycotter le scrutin car il estimait que celui-ci ne pouvait pas être équitable. Il demandait que la présidentielle soit reportée de 90 jours pour avoir le temps d'assurer les conditions d'une élection transparente.
La parti au pouvoir contrôle les deux chambres du Parlement et la majorité des 47 comtés.
Le chef de l'opposition a annoncé que sa coalition allait former une assemblée populaire qui travaillerait sur les questions politiques et ferait des recommandations aux autorités de chaque comté du pays.
"Le mouvement de résistance devra se montrer responsable, appliquer un programme d'action ferme et positif, avec des boycotts économiques, des défilés pacifiques, des réunions de protestation et d'autres manifestations légitimes", a-t-il dit, en dénonçant la "mascarade" du dernier scrutin.
"JE NE COMPRENDS PAS CE QU'IL VEUT"
Les déclarations d'Odinga ont déçu nombre de ses partisans.
"Je ne comprends pas ce qu'il veut", a déclaré Felix Wanga, un serveur de 25 ans qui a écouté le discours à Kisumu, un bastion de l'opposition dans l'ouest du pays. "Je vais devoir attendre ce que diront demain nos dirigeants locaux."
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Signes des tensions actuelles, le discours de Raila Odinga a été retardé parce que les représentants de la presse avaient quitté la salle pour protester contre l'agression de deux journalistes par des partisans de l'opposition. Odinga a présenté des excuses à la suite de cet incident.
Le scrutin de jeudi faisait suite à la présidentielle du 8 août, remportée par Uhuru Kenyatta mais annulée ensuite par la Cour suprême qui, dans un arrêt rendu le 1er septembre, a estimé que l'élection avait été entachée d'irrégularités. La cour avait ordonné la tenue d'une nouvelle élection dans un délai de soixante jours.
Entre le 8 août et jeudi dernier, une cinquantaine de personnes ont été tuées dans les violences politiques, en majorité par les forces de sécurité.
Depuis jeudi, 14 autres personnes ont été tuées, selon des sources diplomatiques. Un bilan fourni par le gouvernement fait état de neuf morts.
(Avec Maggie Fick et Baz Ratner à Kisumu; Guy Kerivel pour le service français)
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