L'armée égyptienne bombarde des djihadistes dans l'ouest du pays
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LE CAIRE (Reuters) - L'armée égyptienne annonce mardi avoir tué un "grand nombre" d'extrémistes à l'origine de l'attaque meurtrière d'un convoi de policiers, il y a dix jours, dans une série de rais aériens, sans avancer de bilan.
Les frappes, menées conjointement avec la police, visaient des sites où les djihadistes s'étaient retranchés, précise-t-elle dans un communiqué.
Cinquante-deux agents ou élèves policiers ont été tués dans une embuscade le 21 octobre dans une zone isolée de la province de Gizeh, à 130 km au sud-ouest du Caire, selon des sources proches des services de sécurité, mais le bilan communiqué le lendemain par le ministère de l'Intérieur ne fait état que de 16 morts. L'attaque n'a toujours pas été revendiquée.
Plusieurs hauts responsables du ministère ont été congédiés dans la semaine qui a suivi et le président Abdel Fattah al Sissi a nommé un nouveau chef d'état-major à la tête de l'armée.
Les raids aériens de mardi sont le résultat "des efforts des forces armées de la police pour venger les martyrs du devoir national", dit l'armée dans son communiqué.
Un "grand nombre de terroristes" sont morts dans le raid et l'armée de l'air et la police ont poursuivi plusieurs activistes qui avaient pris la fuite, ajoute-t-elle.
Une douzaine d'extrémistes seraient morts lors des frappes, a-t-on appris de source proche des services de sécurité de la province de Gizeh.
Trois véhicules chargés d'explosifs, de munitions et d'armes ont également été détruits durant l'assaut, dont l'armée a publié une vidéo un peu plus tard.
Il s'agit de la deuxième salve de frappes aériennes contre les activistes. Vendredi, l'armée avait bombardé une ferme qui leur servait de repaire, tuant 13 djihadistes.
(Ahmed Aboulenein et Ahmed Mohamed Hassan, avec Mostafa Hashem et Ali Abdelaty; Arthur Connan pour le service français)
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