Des séparatistes catalans devant la justice, Puigdemont absent
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Comparutions judiciaires pour d'ex-dirigeants separatistes de catalogne
ALBERT GEA
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Comparutions judiciaires pour d'ex-dirigeants separatistes de catalogne
ALBERT GEA
par Raquel Castillo et Julien Toyer
MADRID (Reuters) - Neuf dirigeants séparatistes de Catalogne étaient entendus jeudi au siège de l'Audience nationale, la Haute cour de justice espagnole, à Madrid, où ils doivent répondre d'accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics.
Comme annoncé, Carles Puigdemont, le président destitué de l'exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, n'a pas répondu à la convocation mais a fait savoir par son avocat belge qu'il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.
Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, a estimé jeudi matin qu'il serait normal qu'il fasse l'objet d'un mandat d'arrêt européen s'il ne se présente pas devant les juges.
Quatre autres conseillers de l'exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge Carmen Lamela. Les neuf autres, dont l'ex-vice-président de la Généralité de Catalogne, Oriol Junqueras, et Raul Romeva, qui était conseiller aux Affaires étrangères, sont arrivés vers 09h00 (08h00 GMT) au siège de l'Audience nationale.
La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l'assemblée ont été entendus eux par le Tribunal suprême, qui a accepté leur demande de report de l'audition au 9 novembre, le temps qu'ils puissent se préparer.
Leurs cas sont examinés par le Tribunal suprême du fait de l'immunité parlementaire dont ils bénéficient.
Le gouvernement et le parlement de la région ont été dissous vendredi dernier par le gouvernement espagnol dans les heures ayant suivi l'adoption de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne.
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"Ce n'est pas avec des tribunaux et de la violence qu'on réglera le conflit catalan, mais par de la politique et du leadership", a déclaré l'ex-président de la Generalitat Artur Mas, qui accompagnait les dirigeants catalans à leur arrivée à l'Audience nationale.
Ces premières audiences doivent déterminer s'il y a lieu d'engager des procédures judiciaires en bonne et due forme susceptibles de durer plusieurs années et d'aboutir potentiellement à des procès.
Elles devront aussi trancher la question d'un éventuel placement en détention provisoire des prévenus ou de mesures alternatives de contrôle judiciaire.
Lors d'une conférence de presse organisée mardi à Bruxelles, Carles Puigdemont a affirmé qu'il ne demanderait pas l'asile politique à la Belgique et qu'il ne tenterait pas de se soustraire à la justice espagnole, mais a réclamé des "garanties judiciaires", non spécifiées, pour rentrer en Espagne et répondre à la convocation des juges.
Son avocat belge a redit jeudi que Puigdemont coopérerait avec les justices espagnole et belge.
"Le climat n'est pas bon, il vaut mieux prendre quelques distances", a dit Paul Bekaert à Reuters "S'ils le demandent, il coopérera avec les tribunaux espagnols et belges", a-t-il ajouté.
(avec Clément Rossignol à Bruxelles; Henri-Pierre André pour le service français)
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