La stabilité du Liban prioritaire pour le président Aoun
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La stabilite du liban prioritaire pour le president aoun
Stephane Mahe
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La stabilite du liban prioritaire pour le president aoun
Stephane Mahe
RYAD (Reuters) - Deux jours après la démission du Premier ministre Saad Hariri, le président libanais Michel Aoun a souligné lundi que la stabilité sécuritaire, économique, financière et politique du Liban était une "ligne rouge" lors d'une réunion à Beyrouth liée aux questions de sécurité.
"Le chef de l'Etat attend le retour de Hariri pour l'entendre personnellement", a déclaré le ministre de la Justice Salim Jreissati à l'issue de ce conseil qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda. "Cette démission doit être volontaire dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté.
Saad Hariri a annoncé sa démission de Ryad, la capitale d'Arabie saoudite, en disant craindre pour sa vie et en accusant le Hezbollah chiite et l'Iran qui le soutient de semer la discorde dans la région.
Il a été reçu lundi par le roi Salman d'Arabie saoudite, rapportent les médias officiels saoudiens qui ont diffusé des photos de la rencontre entre les deux hommes.
Cette démission surprise promet de raviver les tensions entre Téhéran et Ryad, qui se disputent le leadership régional, et entre les différentes communautés religieuses libanaises.
Elle remet également en question la survie de la coalition gouvernementale formée fin 2016 après des années d'impasse politique et dont la mise sur pied avait été perçue comme une victoire pour le Hezbollah.
Michel Aoun a salué l'attitude des dirigeants politiques qui ont entendu ses appels au calme, ce qui a contribué "à renforcer la stabilité sécuritaire et préserve l'union nationale".
Dans un entretien à la chaîne CNN, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Djoubeïr, a qualifié d'accusations "erronées" les informations affirmant que l'Arabie saoudite avait contraint Hariri à la démission.
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Selon lui, ce sont les opérations menées depuis des années par le Hezbollah pro-iranien, y "compris une prise en otage du système politique" libanais, qui sont responsables de cette démission.
Le chef de file du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a accusé Ryad d'être l'instigateur du départ d'Hariri et estimé qu'il y avait "un doute légitime" sur la possibilité pour ce dernier de sortir du royaume saoudien.
Saad Hariri, qui possède la double nationalité saoudienne et libanaise, est libre de quitter le territoire à sa convenance, a déclaré Djoubeïr.
Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, membre du parti de Hariri, a déclaré qu'il avait le sentiment que ce dernier devrait être de retour à Beyrouth dans les prochains jours.
(Ellen Francis, avec Reem Shamseddine; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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