Trump pas convié "pour l'instant" au sommet climat de décembre
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Trump pas convie "pour l'instant" au sommet climat de decembre
Carlos Barria
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Trump pas convie "pour l'instant" au sommet climat de decembre
Carlos Barria
PARIS (Reuters) - Donald Trump, dont la décision en juin de sortir de l'accord de Paris a porté un coup à ce texte considéré comme historique, n'est "pour l'instant" pas invité à participer au sommet sur le climat du 12 décembre à Paris, a indiqué mardi l'Elysée.
Plus d'une centaine de pays et 800 acteurs non étatiques ont été conviés à "One planet summit" qui se tiendra sur l'île Seguin (Hauts-de-Seine), deux ans jour pour jour après l'adoption du texte.
Cette réunion qui avait été annoncée par Emmanuel Macron lors du G20 de Hambourg en juillet et qui est co-organisée par l'Onu et le groupe Banque Mondiale, doit notamment aborder la question du financement de la lutte contre le dérèglement climatique.
"Les Etats-Unis ont un statut un peu particulier dans ce sommet", estime-t-on à l'Elysée. Les Etats invités le 12 décembre sont "particulièrement engagés dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris".
"Ce sont aussi des Etats qui, sur les cinq continents, reflètent les différents enjeux et conséquences liés aux dérèglement climatique et qui représentent des coalitions d'acteurs', ajoute-t-on. "On a voulu avec cette liste établie avec l'Onu et nos principaux partenaires marquer la diversité de la planète".
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"Pour l'instant le président Trump n'est pas invité au sommet puisqu'il ne rentre pas dans cette catégorie", juge-t-on de même source. "Cela dit, nous allons inviter les Etats-Unis à un niveau de représentation diplomatique" et le pays sera représenté au niveau du gouvernement fédéral.
Adopté le 12 décembre 2015 lors de la 21e Conférence des parties à la convention climat, l'accord de Paris fixe le cadre d'engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète "nettement en-dessous de 2°C" en 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels.
Dès l'annonce le 1er juin de la volonté de Donald Trump de se retirer de l'accord, la France a lancé une contre-offensive diplomatique, via un slogan "Make our planet great again" parodiant le slogan de campagne de Donald Trump, et une plateforme destinée à attirer des chercheurs américains sur le sol français.
Lors d'une visite à Paris en juillet, Donald Trump - dont le pays est l'un des plus gros pollueurs de la planète - a semblé ouvrir la voie à un possible retour en estimant que "quelque chose pourrait se passer" sur l'accord de Paris, sans donner plus de précisions depuis.
Emmanuel Macron, qui se rendra à la COP23 à Bonn le 15 novembre, a de son côté prévenu en septembre qu'il ne "céderait rien" aux équilibres du texte.
En deux ans, "beaucoup de choses ont été faites mais l'urgence climatique est encore plus forte", souligne-t-on à Paris. "Si nous n'accélérons pas nos efforts collectifs, nous n'arriverons pas à atteindre l'objectif très ambitieux" porté par le texte.
"Il y a la nécessité d'un sursaut, d'un renfort d'engagement qui devra s'exprimer à cette occasion", ajoute-t-on. "Il faut que l'effet du retrait du gouvernement fédéral américain soit dépassé le plus rapidement possible et on aille au-delà de cet objectif, pour aller encore plus loin".
(Marine Pennetier, avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)
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