Ryad accuse l'Iran d'agression, l'Onu critique son action au Yémen
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Ryad accuse l'iran d'agression, l'onu critique son action au yemen
Hamad I Mohammed
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Ryad accuse l'iran d'agression, l'onu critique son action au yemen
Hamad I Mohammed
DUBAI (Reuters) - Le prince Mohamed ben Salman, héritier du trône saoudien, a déclaré que les livraisons de missiles iraniens aux miliciens houthis du Yémen constituait une "agression militaire directe" contre son pays, dont le blocus imposé en représailles aux Yéménites est vivement critiqué par les Nations unies.
Selon l'agence de presse saoudienne SPA, celui que l'on surnomme MbS a tenu ces propos lors d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, après l'interception samedi près de Ryad d'un missile tiré du Yémen.
Ce tir constitue un "acte de guerre contre le royaume", a tempêté Mohamed ben Salman, qui est notamment ministre de la Défense et a été à l'origine de l'intervention militaire de l'Arabie saoudite dans le conflit yéménite.
L'Iran, qui soutient les miliciens chiites houthis, a nié toute responsabilité dans ce tir de missile.
En représailles, l'Arabie saoudite et ses alliés, notamment les Emirats arabes unis, ont imposé un blocus total au Yémen, pays déjà en proie à une grave crise humanitaire, avec 900.000 cas présumés de choléra et sept millions de personnes au bord de la famine.
Mardi, plusieurs agences de l'Onu, dont le Haut Commissariat aux droits de l'homme, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont dénoncé cette mesure de rétorsion indiscriminée, mettant en garde contre une "catastrophe" si les livraisons d'aide humanitaire ne reprennent pas rapidement.
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Pour le moment, les opérations humanitaires sont "bloquées" en raison de la fermeture des ports et des aéroports, a annoncé mardi Jens Laerke, au nom de l'Ocha. "Nous réclamons l'ouverture de tous les ports et des aéroports pour que la nourriture, le carburant et les médicaments puissent arriver dans le pays", a-t-il poursuivi.
"La situation est catastrophique au Yémen. C'est la crise alimentaire la plus grave à la laquelle nous assistons aujourd'hui. Sept millions de personnes sont au bord de la famine. La vie de millions de gens dépend de nos opérations humanitaires", a ajouté Jens Laerke.
(Sylvia Westall et Rania El Gamal, avec Tom Perry à Beyrouth et Stéphanie Nebehay à Genève; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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