Les partis allemands espèrent un accord sur les grandes lignes vendredi
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Les partis allemands esperent un accord sur les grandes lignes vendredi
Fabrizio Bensch
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Les partis allemands esperent un accord sur les grandes lignes vendredi
Fabrizio Bensch
BERLIN (Reuters) - Les partis allemands qui négocient en vue de la formation d'une coalition gouvernementale ont dit mardi qu'ils espéraient s'entendre sur les grandes lignes d'un accord d'ici vendredi.
Le bloc conservateur dirigé par Angela Merkel (CDU-CSU) discute avec les libéraux du FDP (Parti libéral-démocrate) et les écologistes.
La coalition n'a encore jamais été testée au niveau national et les trois formations sont divisées sur plusieurs sujets.
Le FDP et les Grünen ont abandonné certaines de leurs exigences, sur les impôts pour les libéraux, sur le climat pour les écologistes, dans le but de faire avancer les discussions.
Le FDP a indiqué qu'il acceptait une baisse des impôts moins importante que celle de 30 à 40 milliards d'euros promise au cours de sa campagne électorale.
Les libéraux vont surtout s'attacher à supprimer l'impôt de solidarité instauré en 1990 au moment de la réunification allemande afin de soutenir les Etats de l'ancienne Allemagne de l'Est.
De leur côté, les écologistes ont annoncé qu'ils ne chercheraient pas à obtenir une date fixe pour la fermeture des centrales électriques au charbon et pour l'interdiction des véhicules à moteur à combustion.
LA CSU SCEPTIQUE
Cependant, la CSU (Union chrétienne-sociale), alliée bavaroise de la CDU (Union chrétienne-démocrate) d'Angela Merkel, s'est montrée sceptique face aux concessions offertes par les Verts.
"Abandonner des dates butoirs absurdes n'est pas vraiment un compromis", a déclaré mardi le négociateur en chef de la CSU, Alexander Dobrindt, à l'issue d'une nouvelle séance de discussions.
Les trois camps ont convenu de laisser de plus petits groupes d'experts élaborer des compromis sur les sujets qui fâchent, les chefs des négociations prévoyant quant à eux de reprendre leurs discussions vendredi.
Arrivée en tête des élections législatives du 24 septembre, la CDU-CSU a enregistré son plus mauvaise score depuis 1949 et doit trouver des partenaires pour constituer un cabinet de coalition.
Les sociaux-démocrates du SPD ayant décidé de retourner dans l'opposition, les conservateurs doivent s'entendre avec les écologistes et les libéraux pour disposer d'une majorité absolue au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.
La chancelière allemande a souhaité lundi que les discussions préparatoires soient conclues dans un délai de 10 jours, d'ici au 16 novembre, afin que puissent débuter les pourparlers formels en vue de constituer le gouvernement.
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Elle a relevé que l'immigration et la politique environnementale constituaient les principaux sujets de friction entre les délégations.
(Michel Nienaber et Andreas Rinke; Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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