Trois pays du Golfe demandent à leurs ressortissants d'éviter le Liban
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Trois pays du golfe demandent a leurs ressortissants d'eviter le liban
JEKATERINA SAVELJEVA
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Trois pays du golfe demandent a leurs ressortissants d'eviter le liban
JEKATERINA SAVELJEVA
DUBAI (Reuters) - Trois pays du Golfe ont demandé jeudi à leurs ressortissants de ne pas se rendre au Liban et conseillé à ceux qui s'y trouvent d'en partir dès que possible, sur fond de tensions grandissantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran au sujet du Liban et du Yémen.
L'agence de presse saoudienne SPA, citant une source au ministère des Affaires étrangères, a rapporté que le royaume demandait à ses sujets d'éviter le Liban.
Dans la foulée, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) ont recommandé eux aussi à leurs ressortissants d'éviter le Liban. Bahreïn avait déjà appelé dimanche ses ressortissants à quitter le pays du Cèdre.
Le ministre saoudien des Affaires du Golfe a accusé le Liban récemment d'avoir déclaré la guerre au royaume, et a affirmé que le groupe chiite libanais Hezbollah, pro-iranien, était impliqué dans le tir d'un missile samedi dernier sur l'Arabie saoudite, à partir du Yémen.
Le bloc parlementaire du Hezbollah a demandé jeudi à l'Arabie saoudite de cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures du Liban.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission samedi alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite, accusant l'Iran et le Hezbollah de semer la zizanie au sein des pays arabes et disant craindre d'être assassiné.
Jeudi, deux responsables gouvernementaux libanais ont accusé Ryad de retenir Saad Hariri contre son gré. Un troisième a dit à Reuters que les autorités saoudiennes avaient ordonné à Saad Hariri de démissionner et l'avaient placé en résidence surveillée.
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L'Arabie saoudite et des membres du Courant du futur, le mouvement de Saad Hariri, ont démenti qu'il soit en résidence surveillée.
(Dahlia Nehme et Katie Paul; Eric Faye pour le service français)
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