Davis ne veut pas fournir de chiffre sur la facture du Brexit
reuters.com

Davis ne veut pas fournir de chiffre sur la facture du brexit
Eric Vidal
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Davis ne veut pas fournir de chiffre sur la facture du brexit
Eric Vidal
LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne ne présentera pas de chiffre, ni de formule, sur ce qu'elle estime devoir à l'Union européenne dans le cadre de sa sortie du bloc communautaire, a déclaré dimanche le ministre britannique du Brexit David Davis.
Négociateurs européens et britanniques ne cachent pas leur frustration face à la lenteur des discussions qui achoppent toujours sur le montant de la facture que Londres doit acquitter au titre de ce divorce.
Michel Barnier, qui conduit la délégation européenne, a estimé que la Grande-Bretagne avait deux semaines pour "honorer ses engagements" et sortir de l'impasse avant le sommet européen des 14 et 15 décembre.
S'exprimant sur la chaîne Sky News, David Davis a indiqué que l'UE avait admis que la Grande-Bretagne n'avait pas besoin de présenter "un chiffre ou une formule" concernant cet accord financier lorsqu'elle avait approuvé le calendrier en deux temps : d'abord les conditions de la séparation puis le format des nouvelles relations.
"Dans toute négociation, chaque camp tente de maîtriser le calendrier. La véritable échéance dans ce cas est bien sûr décembre", a reconnu David Davis.
"Les contribuables britanniques ne veulent pas que j'accepte de donner des milliards de livres sterling. Nous avons donc été très prudents. Cela prend du temps et nous prendrons notre temps pour fournir la bonne réponse", a-t-il dit.
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La Première ministre britannique Theresa May soutient qu'elle ne peut pas fournir un montant de cette facture tant que son gouvernement se sait pas qu'elle seront les termes de la future relation entre Londres et Bruxelles.
"Le contribuable européen ne doit pas payer le prix d'une décision prise souverainement par le Royaume-Uni. Nous souhaitons aboutir à un accord d'ici à quinze jours ouvrables, en vue du Conseil européen des 14 et 15 décembre", répète Michel Barnier dans un entretien au Journal du Dimanche.
"Le rendez-vous sera reporté si les progrès ne sont pas suffisants. Aujourd'hui nous n'y sommes pas", explique-t-il.
Etats comme entreprises, souligne le négociateur européen dans le journal français, doivent se préparer à la possibilité d'une absence d'accord. "Nous-mêmes nous nous y préparons techniquement".
(Elisabeth Piper; Pierre Sérisier pour le service français, Sophie Louet à Paris)
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