Dissolution au Cambodge du principal parti d'opposition
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Dissolution au cambodge du principal parti d'opposition
Pring Samrang
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Dissolution au cambodge du principal parti d'opposition
Pring Samrang
PHNOM PENH (Reuters) - La Cour suprême cambodgienne a dissous jeudi le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), principale formation d'opposition, laissant la voie libre au Premier ministre Hun Sen pour prolonger plus encore son long règne au pouvoir.
Le tribunal a également interdit à 118 membres de l'opposition d'exercer des activités politiques pendant une durée de cinq ans.
Le CNRP, qui espérait défier le Premier ministre, au pouvoir depuis plus de trente ans, lors des élections législatives de l'an prochain, est accusé de conspirer pour renverser le gouvernement, ce qu'il dément.
Les commentateurs voient dans cette décision du tribunal l'aboutissement de mois de pressions exercées par le Parti du peuple cambodgien, au pouvoir, sur l'opposition, la société civile et les médias indépendants afin de faire taire toute dissidence en vue des élections de 2018.
Le leader du CNRP, Kem Sokha, a été arrêté le 3 septembre sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement de l'ancien Khmer rouge avec la complicité des Etats-Unis.
Sa fille, Kem Monovithya, qui milite elle-même au CNRP, a jugé que le verdict de la cour n'était pas une surprise.
"Cela montre que Hun Sen ne reculera devant rien, si l'on ne l'arrête pas", a-t-elle dit. "C'est maintenant le temps pour la communauté internationale de prendre des sanctions."
Les pays donateurs occidentaux ont demandé la libération de Kem Sokha mais ils semblent peu enclins à s'engager sur le voie de sanctions contre un pays qui est un proche allié de la Chine.
Hun Sen, dans un communiqué retransmis à la télévision et sur Facebook, a assuré que les élections prévues en juillet prochain "se tiendront comme prévu".
Les membres du CNRP qui n'ont pas été interdits de toute activité politique ont tout à fait le droit, a-t-il dit, de constituer un nouveau parti.
(Prak Chan Thul et Sawitta Lefevre, Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser pour le service français)
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