Un plan pour accompagner les femmes victimes de violences
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Un plan pour accompagner les femmes victimes de violences
Jean-Paul Pelissier
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Un plan pour accompagner les femmes victimes de violences
Jean-Paul Pelissier
PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron présentera samedi une série de mesures permettant de mieux accompagner les femmes victimes de violences, comme la mise en place d'un signalement par internet, a-t-on appris vendredi à l'Elysée.
A cette occasion, le chef de l'Etat lancera officiellement la "grande cause nationale" consacrée à l'égalité entre les femmes et les hommes, qui doit être déclinée tout au long du quinquennat avec, chaque année, une thématique particulière.
En 2017-2018, l'accent sera mis sur les violences faites aux femmes, un enjeu dont Emmanuel Macron a pris conscience avant le flot de révélations déclenchées par l'affaire Harvey Weinstein, le magnat d'Hollywood accusé par des dizaines de victimes, assure-t-on à l'Elysée.
"Certes, il y a une vague de libération de la parole, pour autant c'était déjà une préoccupation essentielle", dit-on à la présidence, où on insiste sur la nécessité de mener un "combat culturel" pour faire reculer à terme les violences.
Parmi les premiers dispositifs figurent la mise en place d'un signalement en ligne pour les victimes, qui leur permettra d'engager des démarches sans se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie.
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L'exécutif entend également étendre la possibilité de recueillir des preuves de violences avant tout dépôt de plainte, généraliser les arrêts de bus à la demande en soirée et lancer une application destinée aux victimes de cyberharcèlement.
Ces mesures d'accompagnement doivent être complétées par un volet répressif inclus dans un futur projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.
L'exécutif prévoit également une campagne nationale de sensibilisation censée s'étaler sur l'ensemble du quinquennat.
Dans le sillage d'un tour de France entamé par la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, la République en marche (LREM) a lancé début novembre une "consultation citoyenne" via ses comités locaux "pour que chacun puisse exprimer et faire remonter du terrain des idées sur ce thème".
"Comme pour l'écologie, on sait que ce n'est pas à coup de réformes que l'on va faire évoluer les choses, c'est en en parlant qu'on peut changer durablement les comportements", dit une responsable du siège parisien du parti majoritaire.
Violences sexuelles, harcèlement, âge de présomption irréfragable de non consentement sexuel : les adhérents sont invités à faire des propositions, qui feront l'objet d'une synthèse remise à Marlène Schiappa.
Plusieurs militantes féministes ont réclamé un "plan d'urgence" contre les agressions sexuelles dans une lettre ouverte publiée il y a trois semaines et signée par une centaine de personnalités publiques, parmi lesquelles des écrivaines et des cinéastes.
Dans cet appel, signé également par 128.000 personnes à ce jour, elles demandent notamment le doublement des subventions aux associations spécialisées et la création au collège d'un "brevet de la non-violence".
(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)
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