L'Arabie saoudite rassemble sa coalition antiterroriste à Ryad
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L'arabie saoudite rassemble sa coalition antiterroriste a ryad
FAISAL Al NASSER
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L'arabie saoudite rassemble sa coalition antiterroriste a ryad
FAISAL Al NASSER
RYAD (Reuters) - Deux jours après l'attaque sanglante dans le Sinaï, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman a affiché sa détermination à combattre l'extrémisme en accueillant dimanche à Ryad les pays membres de la "coalition islamique antiterroriste" créée par la monarchie wahhabite.
L'héritier du trône saoudien a reçu les ministres de la Défense, un portefeuille qu'il détient dans le royaume, d'une quarantaine de pays musulmans appartenant à l'alliance lancée par Ryad en décembre 2015.
Vendredi, jour des grandes prières musulmanes, un commando a massacré 305 fidèles dans une mosquée du Nord-Sinaï. Le parquet général égyptien a déclaré que les assaillants, au nombre d'une trentaine, brandissaient un drapeau du groupe djihadiste Etat islamique (EI).
"(Cette attaque) a été un événement très douloureux et doit nous inciter à envisager une réponse forte et internationale à ce terrorisme et cet extrémisme", a dit Mohamed ben Salman à l'ouverture de la réunion.
La coalition, qui sera basée à Ryad, n'a pris jusqu'ici aucune mesure concrète mais les responsables saoudiens la décrivent comme un pacte d'assistance mutuelle dans la lutte contre les groupes que les Etats membres considèrent comme terroristes.
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Cette assistance pourra être militaire, financière, matérielle, elle devrait aussi faciliter l'échange de renseignements, mais s'attaquer aussi à l'idéologie soutenant les groupes les plus radicaux.
INITIATIVES MILITAIRES
"La plus grande menace du terrorisme et de l'extrémisme n'est pas seulement de tuer des innocents et répandre la haine, mais de ternir la réputation de notre religion et de déformer notre croyance", a estimé Mohamed ben Salman, qui s'est engagé cette année à conduire l'Arabie sur la voie d'un islam plus tolérant.
L'Irak et la Syrie, qui combattent l'EI, ne font pas partie de la coalition, de même que l'Iran chiite, ennemi juré des Saoudiens.
Le Qatar, isolé depuis six mois par un blocus de l'Arabie saoudite et ses alliés pour son soutien présumé au terrorisme, a fait initialement partie de l'alliance, mais n'était pas invité à la réunion de dimanche.
Le général saoudien Abdoulelah al Saleh, secrétaire général de la coalition arabe, a déclaré que plusieurs initiatives militaires avaient été proposées au conseil ministériel du groupe réuni dimanche, mais il n'a pas donné de précisions à leur sujet.
Au-delà d'un accord sur les grands principes, les ministres présents à Ryad ont exprimé des priorités différentes. La délégation yéménite a estimé que l'accent devait être mis sur l'Iran, Al Qaïda et l'Etat islamique, tandis que la Turquie a demandé "le soutien de nos amis" face aux séparatistes turcs.
Selon certains, la coalition pourrait devenir aux yeux de Ryad un instrument pour mener une politique étrangère plus affirmée, en obtenant le soutien de pays d'Afrique et d'Asie auxquels on promettrait une aide financière et militaire.
(Stephen Kalin; Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service français)
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