Macron minimise le tir de grenade à Ouagadougou
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L'armee francaise visee par une grenade au burkina faso
Luc Gnago
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L'armee francaise visee par une grenade au burkina faso
Luc Gnago
OUAGADOUGOU (Reuters) - Emmanuel Macron a minimisé mardi l'attaque à la grenade survenue la veille au soir à Ouagadougou, quelques heures avant son arrivée au Burkina Faso, soulignant que cette "réaction" à sa venue était sans commune mesure avec les attentats meurtriers dont la capitale burkinabé a été le théâtre.
Selon une source diplomatique, trois civils ont été blessés par ce tir de grenade.
Radio France Internationale (RFI), qui cite des sources sécuritaires, affirme que l'engin a été lancé par deux individus cagoulés qui circulaient sur une motocyclette en direction d'un véhicule transportant des militaires français.
La grenade n'a cependant pas atteint sa cible et a explosé sur la chaussée tandis que les deux attaquants ont pris la fuite, ajoute la radio.
L'état-major français se refuse à tout commentaire dans l'immédiat. Les forces spéciales françaises "Sabre", qui agissent notamment en appui de Barkhane, sont stationnées au Burkina Faso, à Kamboinsé.
Selon la source diplomatique, il n'y a à l'heure actuelle aucune certitude concernant une volonté explicite de viser l'armée française.
Le président français, qui entame à Ouagadougou une tournée africaine qui le mènera également en Côte d'Ivoire et au Ghana, a laissé entendre que cet incident était lié à sa venue.
"Il faut savoir remettre les choses à leur place et raison garder", a-t-il commenté lors d'une conférence de presse commune avec son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, au palais présidentiel de Kossyam.
"Il y a eu une grenade, ce qui montre qu'il y a un vrai sujet d'insécurité qui persiste et auquel le président s'attaque quotidiennement et je veux saluer ici sa détermination, son grand professionnalisme", a-t-il poursuivi.
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"Mais ça n'est qu'une grenade, je n'oublie pas les morts (...) hier, les semaines et les mois précédents. Ils sont les victimes de quoi? Pas d'une réaction à la venue du président français. Ce sont les victimes du terrorisme, d'un terrorisme mortifère, obscurantiste, contre lequel nous luttons avec détermination", a dit le président français.
Un café-restaurant de Ouagadougou a été la cible en août dernier d'une attaque à la kalachnikov, menée par deux djihadistes présumés, qui a fait 19 morts, dont un Français, et une centaine de blessés. Un autre établissement avait été visé en janvier 2016 : trente morts et plus de 70 blessés.
Emmanuel Macron a rappelé son engagement à une coopération française "permanente en termes de formation, d'équipement, qui a permis à chaque fois d'agir efficacement".
(Marine Pennetier et Danielle Rouquié, édité par Sophie Louet)
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