L'ex-numéro deux catalan accepte la mise sous tutelle de sa région
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Le n°2 catalan emprisonne accepte la mise sous tutelle de madrid
Albert Gea
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Le n°2 catalan emprisonne accepte la mise sous tutelle de madrid
Albert Gea
MADRID (Reuters) - Emprisonnés pour sédition, l'ancien vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueiras, et trois autres membres de son parti, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), se soumettront à la mise sous tutelle de la Catalogne décidée par Madrid, a annoncé mardi leur avocat.
Oriol Junqueiras et sept autres membres du gouvernement régional ont été placés en détention provisoire le 2 novembre pour avoir pris part à la déclaration d'indépendance illégale de la Catalogne. Ils sont accusés de sédition, rébellion et détournement de fonds.
En acceptant la mise sous tutelle de Madrid, l'ancien numéro deux de l'exécutif catalan espère que la Cour suprême espagnole décidera sa remise en liberté à temps pour qu'il puisse participer à la campagne des élections régionales anticipées du 21 décembre en Catalogne.
Dans une déclaration transmise à la plus haute juridiction espagnole, son avocat explique qu'Oriol Junqueiras et les élus de son parti contestent toujours le recours à l'article 155 de la Constitution, par lequel Madrid a révoqué l'autonomie de la Catalogne, mais qu'ils acceptent de s'y soumettre.
"Mes clients ont accepté, et acceptent, l'application de l'article 155, mais ils l'ont fait avec un sentiment de profond tiraillement politique et juridique", a expliqué l'avocat en insistant sur le fait que les dirigeants indépendantistes n'ont pas renoncé à leurs convictions politiques.
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Les quatre membres de l'ERC emprisonnés sont Oriol Junqueiras, Raul Romeva, ancien responsable des relations extérieures de l'exécutif local, l'ex-conseiller à la justice Carles Mundo et Dolors Bassa, qui était chargée du travail et des affaires sociales. Tous sont candidats à l'élection du 21 décembre.
L'ancien président catalan Carles Puigdemont s'est réfugié en Belgique avec d'autres anciens responsables de l'exécutif régional.
Selon un sondage publié par El Pais lundi, moins d'un quart des Catalans sont toujours favorables à une déclaration formelle d'indépendance mais les pro et anti-indépendance sont au coude-à-coude dans les intentions de vote.
(Raquel Castillo; Tangi Salaün et Guy Kerivel pour le service français)
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