Les USA menacent de détruire le régime nord-coréen en cas de guerre
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Les usa menacent de detruire le regime nord-coreen en cas de guerre
LUCAS JACKSON
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Les usa menacent de detruire le regime nord-coreen en cas de guerre
LUCAS JACKSON
par Michelle Nichols et Josh Smith
NATIONS UNIES/SEOUL (Reuters) - Le régime de Pyongyang sera "complètement détruit" en cas de guerre, ont averti mercredi les Etats-Unis, quelques heures après le lancement d'un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) nord-coréen susceptible d'atteindre la totalité du territoire américain.
La Russie a réagi jeudi en se demandant si Washington ne cherchait pas à provoquer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour le pousser à une "extrémité" et avoir ainsi un prétexte pour détruire la Corée du Nord.
La mise en garde américaine a été lancée par Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'Onu, qui s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence après le tir du Hwasong-15, qui a parcouru près de 1.000 kilomètres avant de plonger dans les eaux japonaises.
La Corée du Nord a expliqué que les caractéristiques de cet ICBM étaient bien supérieures à celles de son prédécesseur, le Hwasong-14, testé par deux fois au mois de juillet dernier.
"Nous n'avons jamais cherché la guerre avec la Corée du Nord et nous ne la cherchons pas plus aujourd'hui", a déclaré Nikki Haley. "Si une guerre éclate, ce sera en raison d'actes d'agression comme ceux dont nous avons été témoins hier (...). Et si une guerre survient, croyez-moi, le régime nord-coréen sera complètement détruit."
Selon la diplomate, Washington a demandé à la Chine de ne plus fournir de pétrole au régime de Kim Jong-un. Pour l'instant, Pékin, seul partenaire commercial important de Pyongyang, s'est refusé à le faire.
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Les Etats-Unis demandent en outre à tous les pays de rompre leurs relations, notamment commerciales, avec la Corée du Nord et d'expulser les travailleurs nord-coréens.
Donald Trump a eu un entretien téléphonique avec son homologue chinois Xi Jinping pour lui demander de faire pression sur le gouvernement nord-coréen.
"Je viens de parler au président chinois Xi Jinping à propos des actes de provocation de la Corée du Nord. De nouvelles et sévères sanctions seront imposées aujourd'hui à ce pays. Nous nous occupons de ce cas!", écrit le président américain sur Twitter.
"WASHINGTON VEUT POUSSER KIM À SORTIR DE SES GONDS"
En visite jeudi en Biélorussie, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que son pays percevait de façon négative l'appel américain à rompre toutes les relations avec Pyongyang, rapporte l'agence de presse Interfax.
Sergueï Lavrov s'est demandé si Washington ne cherchait pas à provoquer le dirigeant nord-coréen pour le pousser à "sortir de ses gonds" et avoir ainsi un prétexte pour détruire la Corée du Nord.
"Les dernières initiatives américaines semblent avoir pour but de pousser Pyongyang à une extrémité", a-t-il dit, faisant référence aux manoeuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud prévues en décembre et qui ne peuvent selon lui qu'aggraver les tensions.
Washington, a précisé le ministre russe, avait promis à Moscou de repousser ces manoeuvres au printemps 2018.
"Et puis, tout d'un coup, ils (Les Américains) annoncent des manoeuvres de grande ampleur en décembre. Nous avons l'impression que tout cela est fait pour que Kim Jong-un 'sorte de ses gonds' et prenne une autre décision irréfléchie", a ajouté Sergueï Lavrov, reprochant aux Etats-Unis de refuser tout dialogue avec Pyongyang, "ce qui est une grave erreur".
"Les Américains doivent nous dire s'ils cherchent un prétexte pour détruire la Corée du Nord. Qu'ils le disent clairement (...) et alors nous pourrons décider comment réagir", a conclu le chef de la diplomatie russe.
UN MISSILE BIEN PLUS GRAND QUE LES PRÉCÉDENTS
A Paris, la ministre française des Armées a pressé la Russie et la Chine d'appliquer "sans faille" les sanctions de l'Onu contre Pyongyang et a souligné que les tensions actuelles ne pouvaient avoir d'autre issue que diplomatique.
Lors d'un discours sur la fiscalité prononcé dans le Missouri, Donald Trump s'en est à nouveau pris au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
"Petit Rocket Man, c'est un chiot malade", a déclaré le président américain, avant de passer à son discours.
Depuis l'arrivée de Kim Jong-un au pouvoir en 2011, la Corée du Nord a testé des dizaines de missiles balistiques, malgré les sanctions réitérées de la communauté internationale. En septembre, elle a effectué son sixième essai nucléaire, le plus important jamais réalisé.
La Corée du Nord s'affirme en droit de posséder un arsenal nucléaire pour empêcher les Etats-Unis de l'envahir. Les Etats-Unis, qui ont 28.500 soldats basés en Corée du Sud, un héritage la guerre de Corée (1950-1953), démentent avoir une telle intention.
Les spécialistes estiment que le Hwasong-15, comme l'a dit Pyongyang, a la capacité d'atteindre les Etats-Unis, y compris la côte Est, mais ne savent pas si l'engin peut transporter une ogive nucléaire.
(Avec Andrey Ostroukh à Moscou, Sophie Louet et Simon Carraud à Paris; Eric Faye, Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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