Le patron de la CIA envisagé pour remplacer Tillerson
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Le patron de la cia envisage pour remplacer tillerson, selon le ny times
YURI GRIPAS
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Le patron de la cia envisage pour remplacer tillerson, selon le ny times
YURI GRIPAS
par John Walcott et Steve Holland
WASHINGTON (Reuters) - La Maison blanche a démenti jeudi des informations faisant état d'un possible remplacement du secrétaire d'Etat Rex Tillerson par le directeur de la CIA, Mike Pompeo, dans les prochaines semaines.
Ce remaniement, révélé par le New York Times, a été confirmé à Reuters par plusieurs hauts responsables de l'administration américaine.
La succession de Pompeo serait également réglée. Dans le jeu de chaises musicales qui suivrait la promotion de cette figure considérée comme un "faucon" en matière de politique étrangère, notamment sur l'Iran et la Corée du Nord, le sénateur républicain de l'Arkansas Tom Cotton serait nommé à la tête de l'agence fédérale de renseignement extérieur, ont ajouté ces sources sous couvert d'anonymat, confirmant là encore les informations du New York Times.
En l'état, on ignore si Donald Trump a donné son approbation définitive à ce remaniement, en discussion depuis des semaines, mais une des sources de Reuters a déclaré que le président américain avait demandé que le plan soit "mis en place" et le changement pourrait intervenir vers la fin de l'année ou peu après.
La Maison blanche a indiqué dans la journée que Tillerson continuait à diriger le département d'Etat et qu'il n'y avait "aucune annonce personnelle pour le moment".
Interrogé par la presse, Donald Trump a éludé: "Il est là, Rex est là", a-t-il dit.
Au département d'Etat, une porte-parole a renvoyé sur la mise au point de la Maison blanche et a précisé que Tillerson avait rencontré à deux reprises Trump dans la journée de jeudi.
Heather Nauert a également fait mention d'un coup de téléphone du secrétaire général de la Maison blanche, John Kelly, déclarant que les informations du New York Times n'étaient "pas vraies".
Rex Tillerson, a-t-elle ajouté, demeure secrétaire d'Etat et sert "au bon plaisir" du président américain.
Elle a également reconnu que les deux hommes "avaient eu des zones de désaccord en matière de politique".
L'intéressé a pour sa part déclaré jeudi au sénateur Bob Corker ne pas être au courant d'un projet visant à son départ du département d'Etat. "Il (Tillerson) continue de travailler normalement et n'est au courant d'aucun changement", a déclaré le sénateur devant la presse.
RELATIONS COMPLIQUÉES
Les relations entre le président américain et son chef de la diplomatie, en désaccord sur la Corée du Nord et divergeant sur le Qatar, sont compliquées depuis plusieurs mois et Donald Trump avait laissé planer le doute sur l'avenir de Rex Tillerson lors d'une interview début novembre.
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Interrogé en octobre sur son éventuel départ du gouvernement, Tillerson avait dit qu'il n'envisageait pas de démissionner après des révélations de NBC. La chaîne de télévision venait de faire état d'une réunion tenue cet été au département d'Etat et au cours de laquelle Rex Tillerson aurait qualifié Trump de "crétin" ("moron") en présence de plusieurs représentants de l'administration présidentielle.
Le président républicain avait souligné pour sa part sur Twitter que Tillerson "perdait son temps" en tentant de négocier avec la Corée du Nord.
Le nom de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'Onu, avait été un temps évoqué pour remplacer Rex Tillerson mais la diplomate avait fait savoir qu'elle n'était pas intéressée par le poste.
Une source proche de Rex Tillerson a indiqué que l'ancien directeur général d'Exxon Mobil avait, à l'origine, accepté de diriger la diplomatie américaine pour une période limitée.
"Son idée était de faire ça pendant un an et de trouver ensuite une raison pour partir. Mais qui sait si cela est toujours d'actualité ?", s'est interrogée cette source.
(avec Makini Brice; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)
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