Berlusconi renvoyé en justice pour subornation de témoin dans le "Rubygate"
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Berlusconi renvoye en justice pour corruption presumee
Antonio Parrinello
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Berlusconi renvoye en justice pour corruption presumee
Antonio Parrinello
SIENNE, Italie (Reuters) - L'ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi a été renvoyé jeudi devant un tribunal pour répondre d'accusations de corruption de témoin, a-t-on appris de source judiciaire.
Ce procès, a-t-on précisé de même source, s'ouvrira en février à Sienne, en Toscane, peu de temps avant les élections législatives prévues pour fin mai au plus tard et dont le "Cavaliere", âgé de 81 ans, espère qu'elles scelleront son retour à l'avant-scène de la vie politique italienne.
Le chef de file du parti Forza Italia est accusé d'avoir corrompu plusieurs témoins pour les inciter à faire de fausses déclarations dans le cadre de son procès, en 2013, pour incitation à la prostitution de mineure.
Berlusconi était alors jugé pour avoir eu des relations sexuelles tarifées avec Karima El Mahroug, une danseuse de cabaret marocaine de dix-sept ans à l'époque des faits, plus connue sous son nom de scène de Ruby Rubacuori (la voleuse des coeurs).
Condamné en première instance en 2013 à sept ans de prison pour incitation à la prostitution de mineure, il avait été disculpé en appel en 2014, la cour ayant établi que rien ne prouvait qu'il connaissait l'âge de Mahroug.
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La justice a ouvert depuis plusieurs enquêtes sur de possibles corruptions de témoins.
Le procès annoncé pour février à Sienne concerne une partie de ces subornations présumées de témoins, en l'occurrence un pianiste qui participait aux soirées "Bunga bunga" que l'ex-chef de gouvernement donnait dans sa résidence privée d'Arcore, près de Milan, et que Berlusconi aurait soudoyé.
Danilo Mariani a été pour sa part renvoyé en justice pour faux témoignage.
D'autres tribunaux instruisent des dossiers similaires en fonction de la localisation des comptes bancaires où des versements suspects ont été enregistrés. Le parquet de Turin a ainsi requis la semaine dernière la mise en examen de Berlusconi pour avoir acheté le témoignage d'une ancienne infirmière et modèle, Roberta Bonasia.
Au total, les procureurs estiment que 10 millions d'euros ont été versés à ces témoins, dont sept pour la seule Karima El Mahroug.
Berlusconi dément toute malversation.
Après le procès en première instance puis l'acquittement en appel, ces nouvelles affaires constituent le troisième volet du Rubygate, que les médias italiens désignent sous l'expression "Ruby Ter".
(Silvia Ognibene; Henri-Pierre André pour le service français)
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