Compromis irlando-britannique sur la frontière, selon le Financial Times
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Compromis irlando-britannique sur la frontiere
Stringer .
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Compromis irlando-britannique sur la frontiere
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LONDRES/DUBLIN (Reuters) - Londres et Dublin sont parvenus à un compromis sur la frontière entre la République d'irlande et l'Irlande du Nord, l'un des points de discorde restants entre Européens et Britanniques dans les négociations sur le Brexit, écrit lundi le Financial Times.
Selon un autre journal, le Daily Telegraph, "La Grande-Bretagne et l'Union européenne se seraient entendus pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de frontière 'dure' entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande après le Brexit".
D'après des sources gouvernementales irlandaises, Londres a accepté de maintenir un "alignement réglementaire" de l'Irlande du Nord avec l'Union européenne après le Brexit en mars 2019.
Le gouvernement britannique s'est engagé clairement à garantir que les règles économiques de part et d'autre de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord seront suffisamment semblables pour qu'il n'y ait pas nécessité de rétablir une frontière "dure", explique-t-on de mêmes sources.
"La phrase clé est un engagement clair à maintenir un alignement réglementaire en relation avec les règles de l'union douanière et du marché intérieur qui sont requises pour soutenir l'accord du Vendredi-Saint, l'économie de l'ensemble de l'île, et la frontière", a déclaré l'une de ces sources à Dublin.
Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a fait savoir qu'il s'exprimerait dans la journée sur la question.
L'ECOSSE ET LONDRES DEMANDENT LE MÊME ACCORD
Sur Twitter, la chef du gouvernement autonome écossais, Nicola Sturgeon, et le maire de Londres, Sadiq Khan, ont tous deux estimé que l'Ecosse et la capitale britannique pouvaient elles aussi prétendre à un tel "alignement réglementaire".
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"Si une partie du Royaume-Uni peut conserver un alignement réglementaire avec l'Union européenne et rester de faire dans le marché unique (ce qui est la bonne solution pour l'Irlande du Nord), il n'y a sûrement aucune bonne raison pratique de ne pas en priver d'autres", a écrit Nicola Sturgeon.
"Les Londoniens ont massivement voté pour rester dans l'UE et un accord similaire (à celui de l'Irlande du Nord) ici pourrait protéger des dizaines de milliers d'emplois", a tweeté pour sa part le maire travailliste de Londres.
La frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord constitue l'un des trois dossiers sur lesquels doivent s'entendre Londres et Bruxelles en prélable à l'ouverture de la seconde phase des négociations consacrée à la période de transition post-Brexit et aux futures relations commerciales entre Londres et Bruxelles.
Les deux autres questions en suspens sont la facture du divorce et le statut des ressortissants européens résidant au Royaume-Uni après le Brexit.
Jean-Claude Juncker et le chef des négociateurs communautaires Michel Barnier ont rencontré les parlementaires européens lundi pour les informer de l'état d'avancement des discussions.
Cette rencontre avec Guy Verhofstadt, le négociateur du Parlement européen, et avec son équipe a eu lieu avant une rencontre entre Juncker, Barnier et la Première ministre britannique Theresa May.
A la sortie de la réunion, Guy Verhofstadt a déclaré qu'aucun accord de principe n'avait encore été conclu sur les modalités du divorce. Un autre membre du groupe de négociateurs du Parlement européen, Elmar Brok, a cependant indiqué qu'il y avait une "très bonne chance" d'accord et que les divergences entre les deux parties ne portaient "que sur quelques mots".
(Padraic Halpin, Lily Cusack, avec Gabriela Baczynska et Alastair Macdonald à Bruxelles; Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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