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Le big bang politique se poursuit en faveur de Macron

reuters.com

Publié le 12 décembre 2017 à 15:52 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:34

Le big bang politique se poursuit en faveur de macron

Le big bang politique se poursuit en faveur de macron

PHILIPPE WOJAZER

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Six mois après le big bang électoral du printemps, la fragmentation du paysage politique continue de bénéficier à Emmanuel Macron, qui voit Laurent Wauquiez, à peine installé dans son rôle de chef du principal parti d'opposition, affaibli.

De La France insoumise au Front national en passant par Les Républicains, les Constructifs, le MoDem et le Parti socialiste, tous les partis tentent de surnager après le raz-de-marée de La République en marche, majorité en phase de structuration sous la houlette de Christophe Castaner.

"Macron a secoué les vieux partis comme on secoue un arbre fruitier. L'arbre n'est pas tombé. Reste à savoir s'il reste des fruits dessus. Et il y a toujours le risque d'un coup de gel...", résume un ministre à propos de la tempête provoquée par le choix présidentiel de pulvériser le clivage droite-gauche.

Les remous liés à l'élection, dimanche, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains démontrent que rien n'est stabilisé.

La victoire pourtant incontestable de l'ancien ministre a été d'emblée fragilisée par le départ de LR de Xavier Bertrand, figure de la droite sociale en désaccord avec les positions conservatrices du nouveau patron de l'opposition, forte d'une centaine de députés.

Une défection qui pourrait en appeler d'autres, même si le nouveau président de 42 ans insiste sur la nécessité d'aller de l'avant, avec une nouvelle génération.

"Les egos et les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Le monde de demain, on va le construire ensemble", a dit Laurent Wauquiez mardi devant le groupe LR de l'Assemblée nationale, tout en prévenant : "La droite est mortelle, les partis sont mortels et notre famille politique est mortelle".

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LE SPECTRE DE LA DISPARITION

La disparition : une perspective à laquelle sont aujourd'hui confrontés des formations aussi anciennes que le Parti radical et le Parti socialiste.

A terre depuis les élections législatives de juin, le Parti socialiste prépare sans illusion son congrès des 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

"Il va y avoir un débat, enfin, entre nous sur la manière dont le Parti socialiste, qui a peut-être déjà un pied dans la tombe, va pouvoir se ressaisir et repartir", résumait lundi soir sur BFMTV Julien Dray, membre de la direction collégiale du PS.

Né en 1901, le parti radical a scellé le week-end dernier la réunification de ses deux branches - le Parti radical de gauche et les Valoisiens - sous l'appellation "Mouvement radical". Sans pour autant garantir sa pérennité.

En puisant des idées et des soutiens dans toutes les familles politiques, Emmanuel Macron fait de l'ombre à ses alliés historiques comme le MoDem, qui a du mal à exister malgré ses propositions régulières au Parlement. Seul candidat à sa succession, son président François Bayrou sera réélu le week-end prochain lors d'un congrès à Paris.

Même problème de visibilité chez les Constructifs, anciens Républicains divisés entre ceux tentés de rejoindre LREM, comme Thierry Solère, et d'autres en quête d'un hypothétique espace politique entre LR, le MoDem et LREM.

Alors, qui pour s'opposer à Emmanuel Macron ?

Finaliste de l'élection présidentielle, députée sans groupe, la présidente du Front national Marine Le Pen échoue pour l'instant à redresser la barre d'un parti miné par les divisions et les problèmes financiers.

PAS DE DANGER SOCIAL IMMÉDIAT

A l'autre bout de l'échiquier politique, La France insoumise (LFI) doute, après des mois de bataille en tant que première opposante autoproclamée à la politique du président.

Incapable de capitaliser sur la fronde contre la réforme du Code du travail, adoptée par ordonnances cet automne, la formation d'extrême gauche voit la cote de son leader Jean-Luc Mélenchon, souvent polémique, s'effondrer dans les sondages, un semestre après sa moisson de près de 20% des voix au premier tour de l'élection présidentielle.

Dans ce contexte mouvant, l'avenir proche dira si Laurent Wauquiez arrive à prendre la tête d'une opposition véritable au chef de l'Etat, dont l'honorable cote de popularité risque de pâtir de difficultés sur le front social.

"Aujourd'hui d'un point de vue politique, la route est dégagée. La route sociale est un peu plus difficile", analyse Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive. "Le terme de 'président des riches' a encore de l'écho, tout comme l'idée d'un président éloigné des territoires. Laurent Wauquiez peut capitaliser sur cela."

Le danger ne paraît toutefois pas immédiat puisque les manifestations syndicales contre le Code du travail ont été un échec et que, sur la plupart des autres dossiers sociaux, comme l'apprentissage et la formation professionnelle, les négociations ne sont pas conflictuelles.

Dans ce contexte, la cote de popularité d'Emmanuel Macron remonte encore, à 57% d'opinions favorables, à la faveur notamment d'une "vague de bienveillance" liée au décès de Johnny Hallyday, montre un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio publié mardi.

(Edité par Yves Clarisse)

reuters.com

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