Report du début du rapatriement des réfugiés Rohingyas
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Report du debut du rapatriement des refugies rohingyas
MOHAMMAD PONIR HOSSAIN
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Report du debut du rapatriement des refugies rohingyas
MOHAMMAD PONIR HOSSAIN
PALONG KHALI, Bangladesh (Reuters) - Le début d'un programme de rapatriement des Rohingyas réfugiés au Bangladesh qui était prévu mardi a été reporté pour des raisons de logistique, ont annoncé les autorités bangladaises.
"Il reste encore beaucoup de choses à organiser, notamment la liste des gens qui doivent rentrer et les vérifications" d'identité, a déclaré lundi à Reuters le responsable de la coordination des réfugiés au Bangladesh, Abul Kalam.
En vertu d'un accord conclu la semaine dernière entre Dacca et Naypyidaw, la Birmanie devrait accueillir sur une période de deux ans près de 690.000 Rohingyas ayant trouvé refuge au Bangladesh pour fuir des violences dans l'Etat de Rakhine (Arakan) depuis la fin du mois d'août.
Le Bangladesh prévoit d'installer cinq camps de transit à la frontière pour acheminer les réfugiés vers deux centres d'accueil du côté birman et un camp de 30.000 places.
La Birmanie s'est dite prête à accueillir les réfugiés de retour. "De notre côté, tout est prêt", a dit à Reuters le directeur général du ministère de l'Aide sociale, Ko Ko Naing.
Beaucoup de Rohingyas, des musulmans apatrides, refusent de rentrer en Birmanie tant que leur sécurité ne sera pas garantie et que la Birmanie refusera de leur accorder la citoyenneté et de les inclure sur la liste des minorités ethniques reconnues.
Ils demandent en outre la reconstruction de leurs maisons, mosquées et écoles incendiées ou endommagées lors de la campagne de répression militaire consécutive à des attaques d'insurgés Rohingyas contre des postes de police et une base de l'armée.
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Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) insiste pour que leur retour soit volontaire.
Son secretaire général, Filippo Grandi, a estimé lui aussi lundi que beaucoup restait à faire pour préparer le retour des Rohingyas dans des conditions "acceptables et viables".
"Pour l'instant, nous n'avons rien entendu concernant la citoyenneté, les droits des Rohingyas dans l'Etat de Rakhine, la liberté de mouvement ou encore l'accès aux services", a-t-il dit à Reuters à Genève.
(Zeba Siddiqui, avec Ruma Paul à Dacca, Shoon Naing à Rangoun et Stephanie Nebehay à Genève, Gilles Trequesser pour le service français)
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