La CGT et FO rejettent les propositions sur les prisons
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Nouveau round de discussions avec les gardiens de prison
PASCAL ROSSIGNOL
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Nouveau round de discussions avec les gardiens de prison
PASCAL ROSSIGNOL
PARIS (Reuters) - Les syndicats de gardiens de prison SNP Force ouvrière et CGT Pénitentiaire ont refusé jeudi de signer un projet d'accord soumis par le ministère de la Justice, qui cherche toujours à sortir les négociations de l'impasse après 11 jours de conflit.
Le premier syndicat de l'administration pénitentiaire, l'Ufap-Unsa Justice, a pour sa part entamé des consultations auprès de sa base et appelé, en attendant les résultats, à reconduire le mouvement vendredi.
Les membres de la CGT Pénitentiaire se sont opposés "à une très large majorité" au texte, peut-on lire dans un communiqué.
"Ils estiment que l'essentiel n'y est pas, soit la traduction de la reconnaissance des missions de service public des personnels de surveillance dans le statut", fustige la CGT, qui dénonce également un manque de mesures en faveurs des personnels administratifs et techniques.
Le résultat est "sans appel" du côté de SNP FO, selon son secrétaire général adjoint Yoan Karar, joint par Reuters.
Parmi les propositions du ministère, figurent la promesse d'augmenter le nombre de places réservées aux détenus radicalisés, un renouvellement et une amélioration de certains équipements de sécurité, le recrutement de 1.100 surveillants supplémentaires d'ici à 2021 et une revalorisation des primes.
"Le montant global des dispositions indemnitaires prévues par le relevé de conclusion s'élève à plus de 30 millions d'euros", lit-on dans un communiqué du ministère.
Ce nouveau projet reprend en partie des engagements, comme les 1.100 recrutements, qui avaient été formulés dans le cadre d'un précédent texte rejeté samedi dernier par les syndicats.
Selon la direction de l'administration pénitentiaire, 116 établissements sur 188 étaient encore perturbés à des degrés divers jeudi matin.
L'Association nationale des visiteurs de prison (ANVP) a exprimé dans un communiqué sa "grande inquiétude quant à la montée de la tension au sein des établissements pénitentiaires en conséquence du mouvement en cours", tout en manifestant sa "complète solidarité" avec le personnel.
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La Commission des lois du Sénat a par ailleurs fait savoir qu'elle entendrait la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, "dans les tout prochains jours" au sujet "des incidents graves et répétés qui ont eu lieu dans les prisons" et de "la crise qui s'est développée entre les surveillants et l'administration pénitentiaire".
(Emmanuel Jarry et Simon Carraud, édité par Yves Clarisse et Eric Faye)
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