Au Venezuela, l'opposition dénonce sa mise à l'écart du scrutin
reuters.com

Venezuela: pas de candidat unique pour l'opposition, dit la justice
MARCO BELLO
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Venezuela: pas de candidat unique pour l'opposition, dit la justice
MARCO BELLO
CARACAS (Reuters) - Les dirigeants de l'opposition vénézuélienne ont dénoncé vendredi l'interdiction qui leur est faite de présenter un candidat unique à l'élection présidentielle prévue d'ici à trois mois.
Cette interdiction a été émise jeudi par la Cour suprême et s'adresse à la principale coalition de l'opposition au président Nicolas Maduro, la Table de l'unité démocratique (MUD).
"Cela ne fait que démontrer la peur que Maduro a du peuple", a estimé le député d'opposition Stalin Gonzalez.
La plupart de ses dirigeants étant emprisonnés, en exil ou privés de leurs droits civiques, l'opposition souhaitait présenter un candidat présidentiel unique, désigné à l'issue de primaires.
La Cour suprême, plus haute juridiction du pays, a estimé que la coalition ne respectait pas le principe de "non-affiliation à deux partis politiques".
"Cette décision montre que ces juges ne sont là que pour servir la stratégie électorale du gouvernement", a réagi Omar Barboza, le nouveau président du Congrès où l'opposition est majoritaire.
Les partis de l'opposition vont désormais devoir choisir s'ils présentent ou non chacun un candidat. Le processus de validation des candidatures est prévu ce week-end.
L'Assemblée constituante, élue en juillet dernier et dotée de pouvoirs élargis, a créé la surprise en annonçant mardi que l'élection présidentielle était avancée de plusieurs mois et se tiendrait avant le 30 avril.
Le président Maduro, qui est au pouvoir depuis 2013 et la mort de son mentor, Hugo Chavez, s'est dit prêt à briguer un second mandat. Qualifié de dictateur par ses opposants, il est confronté à une forte impopularité, imputable notamment aux pénuries de toutes sortes qui touchent la population.
Représentants du gouvernement et dirigeants de l'opposition se retrouveront la semaine prochaine pour une nouvelle session de discussions en République dominicaine, a annoncé jeudi le ministère dominicain des Affaires étrangères.
(Vivian Sequiera, Corina Pons et Andreina Aponte, Jean Terzian et Gilles Trequesser pour le service français)
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