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Cinq candidats pour diriger un Parti socialiste naufragé

reuters.com

Publié le 26 janvier 2018 à 10:22 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:24

Cinq candidats pour diriger un parti socialiste naufrage

Cinq candidats pour diriger un parti socialiste naufrage

Benoit Tessier

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Cinq candidats devraient se disputer la tête du Parti socialiste lors du Congrès d'avril qui s'annonce comme celui de la dernière chance pour une famille politique dont les querelles intestines ont repris après les lourdes défaites électorales du printemps.

Le PS, transformé en machine de guerre en 1971 par François Mitterrand pour conquérir le pouvoir, avait en 2012 un président à l'Elysée, contrôlait l'Assemblée, le Sénat et 21 régions métropolitaines sur les 22 que la France connaissait à l'époque, et dirigeait 25 villes de plus de 100.000 habitants.

En 2017, il a vu son candidat à la présidentielle, Benoît Hamon, obtenir 6,35% des voix et le parti est désormais menacé d'être rayé de la carte par la déferlante de La République en marche, le parti majoritaire d'Emmanuel Macron.

A l'approche de la date de clôture, samedi après-midi, cinq candidats, tous députés, sont en lice : Olivier Faure, président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée nationale, l'ex-ministre Stéphane Le Foll, fidèle de François Hollande, Luc Carvounas, un temps proche de Manuel Valls, Emmanuel Maurel, figure de l'aile gauche du PS, et Delphine Batho, ancienne ministre et députée des Deux-Sèvres qui se décrit en "candidate libre".

Après avoir comparé son parti à une "petite mafia", cette dernière a lancé une procédure judiciaire contre le PS, dont elle conteste les règles mises en place pour briguer la succession de Jean-Christophe Cambadélis au poste de premier secrétaire, qui l'excluent de la course. La justice a rejeté son recours, examiné en référé, a annoncé jeudi le parti désormais mené par une direction collégiale.

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La liste des candidats sera officiellement annoncée samedi à l'issue d'un conseil national, avant un vote qui désignera le ou la premièr(e) secrétaire le 29 mars, prélude au congrès des 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

RECONSTRUCTION

Ce 78e congrès devrait permettre à chacun de "se retrouver" et d'opérer une "reconstruction", a déclaré jeudi soir Rachid Temal, coordinateur national du PS, lors d'un point de presse au siège parisien de la rue de Solférino, en passe d'être vendu pour plus de 45 millions d'euros pour des raisons financières.

La liste des candidats a peu de chances d'évoluer, même si un doute demeure quant aux intentions de Julien Dray, membre de l'actuelle direction et proche de François Hollande.

Si Luc Carvounas a été le premier à poser sa candidature, Olivier Faure a obtenu un soutien de poids en la personne de la maire de Lille Martine Aubry, figure toujours respectée au sein du parti qui a mené François Hollande à l'Elysée en 2012.

L'ancienne première secrétaire, qui prône une social-démocratie de gauche, a fustigé la politique du gouvernement en matière fiscale, économique et d'immigration, faisant écho à un argumentaire utilisé dans les rangs du groupe Nouvelle gauche de l'Assemblée, qui compte une trentaine d'élus.

François Hollande, populaire dans une partie du PS, n'a pas pris position, occupé à l'écriture d'un livre.

Début janvier, l'ancien président, dont le quinquennat a été entravé par les contestations incessantes de l'aile gauche du PS aurait, selon Le Parisien, qualifié de "catastrophique" la situation du PS qu'il a dirigé onze ans durant.

Quant à Benoît Hamon et Manuel Valls, les finalistes de la primaire de la gauche de janvier dernier, ils ont quitté le parti après l'échec de la présidentielle. Réélu député de l'Essonne, Manuel Valls a rejoint les rangs de la majorité présidentielle et Benoît Hamon a créé son propre mouvement.

La préparation du congrès d'Aubervilliers s'annonce difficile dans un contexte d'hémorragie des militants sur fond de "siphonnage" des hommes et des idées par Emmanuel Macron. Ainsi, Olivier Dussopt a été nommé secrétaire d'État à la Fonction publique en novembre, quelques jours après avoir voté contre le budget du gouvernement.

"Viré du PS" selon sa formule, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée, Richard Ferrand, ironisait jeudi sur LCP sur son ex-famille politique, où "bientôt les candidats vont être plus nombreux que le corps électoral".

(Edité par Yves Clarisse)

reuters.com

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