Le président conservateur Nicos Anastasiades réélu à Chypre
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Presidentielle a chypre, avec la partition en toile de fond
Yiannis Kourtoglou
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Presidentielle a chypre, avec la partition en toile de fond
Yiannis Kourtoglou
par Michele Kambas
NICOSIE (Reuters) - Le président conservateur sortant de la République de Chypre, Nicos Anastasiades, a été réélu dimanche pour un second mandat de cinq ans à l'issue du second tour de l'élection présidentielle.
Selon les résultats définitifs du scrutin, Nicos Anastasiades a obtenu 56% des suffrages et son rival indépendant Stavros Malas, soutenu par un parti de gauche, 44%.
Son adversaire l'a félicité pour sa victoire.
L'élection avait pour toile de fond le thème de la réunification, comme toujours sur l'île méditerranéenne coupée en deux.
Le président Anastasiades, qui est âgé de 71 ans, est crédité de la reprise économique que connaît Chypre après la grave crise qui s'est déclenchée en 2013, quelques jours après sa première élection, en raison de l'exposition du pays au risque grec et d'un dérapage budgétaire lié à la politique du précédent gouvernement de gauche.
Chypre a pu sortir du programme de sauvetage monté par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en 2016.
Stavros Malas était également arrivé second derrière Nicos Anastasiades en 2013. Ce généticien âgé de 50 ans était ministre de la Santé dans l'ancien gouvernement de gauche.
Aucun des candidats éliminés dimanche dernier n'avait apporté son soutien à l'un des finalistes.
L'île de Chypre est divisée depuis à 1974 entre la République de Chypre (Chypriotes grecs), membre de l'Union européenne depuis 2004, et la République turque de Chypre du Nord (Chypriotes turcs), Etat qui n'est reconnu que par la Turquie.
Les discussions de paix entre les deux camps ont échoué en juillet dernier sur la question du rôle que pourrait jouer la Turquie dans une Chypre réunifiée.
Bien que les deux parties de l'île aient trouvé un accord de principe pour une réunification sous forme de fédération, de profondes divergences demeurent sur la façon de gérer ce futur ensemble, y compris à l'intérieur de chaque communauté.
Anastasiades a été accusé par son propre camp à la fois d'avoir fait trop de concessions aux Chypriotes turcs lors des négociations l'an dernier, et aussi pour avoir manqué "une occasion historique" de résoudre ce conflit larvé.
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"Il a deux versions dans la communauté chypriote grecque : l'une selon laquelle il est responsable de l'échec et l'autre : que c'est l'intransigeance turque qui est responsable", explique Hubert Faustmann, un analyste politique. "C'est apparemment la seconde qui a prévalu."
(Gilles Trequesser, Jean-Stéphane Brosse et Danielle Rouquié pour le service français)
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