Carles Puigdemont comparaît lundi devant la justice allemande
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Carles puigdemont comparait lundi devant la justice allemande
FABIAN BIMMER
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Carles puigdemont comparait lundi devant la justice allemande
FABIAN BIMMER
MADRID/BERLIN (Reuters) - L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont comparaîtra ce lundi en Allemagne où il a été interpellé dimanche dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice espagnole.
L'ancien président de la région de Catalogne encourt en Espagne une peine de 25 ans de prison pour avoir organisé un référendum illégal aux yeux de Madrid.
Carles Puigdemont doit comparaître devant une juridiction du Schleswig-Holstein où un magistrat devra se prononcer sur son maintien en détention dans l'attente de l'examen de la demande formulée par l'Espagne.
Il a été arrêté dimanche matin alors qu'il venait de franchir la frontière entre le Danemark et l'Allemagne, après avoir quitté la Finlande samedi pour rentrer à Bruxelles.
Carles Puigdemont vit en Belgique depuis la fin octobre, peu après la proclamation symbolique de l'indépendance par le Parlement catalan et la reprise en main de la région par le pouvoir central espagnol.
A l'appel d'associations indépendantistes, plusieurs dizaines de milliers de Catalans ont manifesté dimanche après-midi dans les rues de Barcelone. Une cinquantaine de manifestants ont été blessés dans des affrontements qui les ont opposés à la police anti-émeutes.
La justice espagnole avait émis vendredi un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants séparatistes catalans pour leur rôle dans l'organisation en Catalogne de ce référendum d'autodétermination.
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Parmi les cinq personnes visées figure Clara Ponsati, ancienne ministre du gouvernement régional catalan qui vit en Ecosse.
Son avocat, Aamer Anwar, a déclaré lundi à la BBC qu'elle contesterait le mandat d'arrêt émis par l'Espagne parce qu'elle ne pense pas pouvoir y bénéficier d'un procès équitable.
"Il s'agit de persécution politique, d'une tentative de pénaliser systématiquement le désir d'indépendance", a déclaré le juriste.
"Nous pensons que si elle est renvoyée en Espagne, elle risque de subir un traitement inhumain et dégradant, que l'indépendance de la justice en Espagne ne peut être garantie."
Enseignante à l'université écossaise de Saint Andrews, Clara Ponsati se présentera d'elle-même devant une juridiction d'Edimbourg pour demander son maintien en liberté sous caution, a précisé l'avocat.
(Angus Berwick et Emma Pinedo à Madrid, Michael Nienaber à Berlin et Elisabeth O'Leary à Londres; Nicolas Delame pour le service français)
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