Un ex-candidat de LFI condamné pour apologie du terrorisme
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Poussier en comparution immediate pour apologie du terrorisme
Philippe Wojazer
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Poussier en comparution immediate pour apologie du terrorisme
Philippe Wojazer
PARIS (Reuters) - L'ancien candidat La France insoumise (LFI) aux élections législatives Stéphane Poussier a été condamné mardi à un an de prison avec sursis et sept ans de privation de ses droits civiques et civils pour apologie du terrorisme, a-t-on appris de source judiciaire.
Ce militant d'extrême gauche, jugé en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Lisieux (Calvados), s'était réjoui sur les réseaux sociaux de la mort du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui avait pris la place vendredi d'une otage lors de l'attaque du supermarché de Trèbes (Aude).
Alors qu'Arnaud Beltrame est unanimement salué comme un héros, qu'un hommage national lui sera rendu mercredi et que les députés ont observé mardi une minute de silence à sa mémoire, ces messages ont provoqué un tollé.
LFI a exclu Stéphane Poussier de ses rangs, envisageant même de porter plainte contre lui.
Le dirigeant et député de LFI Jean-Luc Mélenchon a lui-même loué l'action de l'officier de gendarmerie mardi, lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a remis le monde humain en ordre. Il a réaffirmé la primauté de la compassion. Il a assumé la primauté d'un altruisme absolu, celui qui prend pour soi la mort possible de l'autre, illustrant ainsi les valeurs de foi et de philosophie auxquelles il était attaché", a-t-il dit.
Interpellé dimanche à son domicile près de Cabourg, Stéphane Poussier a passé deux jours en garde à vue. Il était poursuivi pour "apologie publique d'un acte de terrorisme commise au moyen d'un service de communication au public en ligne", ce qui est passible de sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.
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Avant l'audience, son avocate, Floriane Gabriel, citée par France Bleu Calvados-Orne, avait dit que son client se prévalait de la liberté d'expression et d'opinion et contestait la qualification d'apologie du terrorisme.
(Emmanuel Jarry, avec Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)
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