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Les syndicats réformistes ne voient pas d'avancée à la SNCF

reuters.com

Publié le 11 avril 2018 à 12:03 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:06

Les syndicats reformistes ne voient pas d'avancee a la sncf

Les syndicats reformistes ne voient pas d'avancee a la sncf

Pascal Rossignol

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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PARIS (Reuters) - L'Unsa-ferroviaire et la CFDT-Cheminots, engagées dans la grève de grande ampleur à la SNCF, ont critiqué mercredi l'attitude du gouvernement, qui opposerait un mur à leurs demandes et rendrait de ce fait toute négociation impossible.

Les deux organisations dites réformistes, que La République en marche (LaRem) espère amadouer, se plaignent de n'obtenir aucune réponse à leurs interrogations alors même que la procédure législative suit son cours à l'Assemblée nationale.

Les députés ont adopté mardi l'article 1 du projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire", l'un des plus explosifs, qui autorise le gouvernement à transformer par ordonnance le cadre juridique de la SNCF et à supprimer le statut des cheminots pour les nouvelles recrues.

Mercredi, ils ont validé le principe d'une ouverture à la concurrence décalée dans le temps pour le réseau francilien, au-delà des dates retenues pour les autres régions, allant jusqu'à 2039 pour les lignes A et B du RER.

Soucieux de ne pas paraître rétif au dialogue, le gouvernement met en avant les concertations ouvertes au début du mois de mars avec les quatre organisations représentatives, CGT et Sud compris, et censées se poursuivre jusqu'à la fin avril.

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"Il n'y a rien qui a été négocié", a déclaré le secrétaire général de l'Unsa-ferroviaire Roger Dillenseger, "combatif", "déterminé" et "volontaire", lors d'une conférence de presse. "Aujourd'hui, on est dans une situation où on prend acte de ce qui se décide à l'Assemblée nationale."

Mais, a-t-il ajouté, "il y a zéro découragement de notre part" après les quatre premières journées de grève et avant un nouveau round, prévu vendredi et samedi.

Deuxième syndicat à la SNCF, l'Unsa attend des précisions notamment sur les conditions du transfert des salariés de la SNCF vers de futurs concurrents, une fois que le marché aura été ouvert, et sur la reprise éventuelle de la dette par l'Etat.

"ACCABLANT"

"Le nombre d'absences de réponses aux questions qui sont posées devient accablant", a dit Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa toutes fédérations confondues, lors de cette même conférence de presse.

"Vu la complexité du sujet et l'ampleur du sujet, dire qu'en trois mois, par un coup de menton politique, on va résoudre cette question, c'est mentir", a-t-il également fustigé.

Cette approche rejoint celle de la CFDT, quatrième syndicat de la SNCF, mais aussi de la puissante CGT.

"L'avenir incertain qui se dessine et la méthode utilisée sont clairement de nature à renforcer une mobilisation déjà très forte", peut-on lire dans un communiqué de la CFDT, pour qui "les négociations sont impossibles".

Le syndicat dit avoir proposé une vingtaine d'amendements, pour l'heure restés lettres mortes.

Dans un entretien publié mercredi par Le Monde, Philippe Martinez, de la CGT, juge pour sa part que "tant que le gouvernement refuse (...) d'avoir une vraie discussion, ce n'est pas de nature à ce que le conflit cesse".

Les quatre fédérations se sont entendues mercredi pour poursuivre la grève lors d'une réunion à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

A l'Assemblée, où le vote solennel doit avoir lieu le 17 avril, la majorité a déposé des amendements, dont certains répondent à des desiderata de la CFDT et de l'Unsa, le but étant d'influer sur le mouvement social.

La plupart concernent le "sac-à-dos social", c'est-à-dire la possibilité pour un agent de garder une partie de ses acquis même dans le cas du passage à un autre opérateur.

Cette méthode est "le témoignage de la vitalité de ce débat et du respect des engagements du gouvernement", fait-on valoir à l'Elysée. "Les négociations continuent à être menées. La méthode du gouvernement de ce point de vue-là ne varie pas."

Le calendrier de la grève intermittente, organisée à l'appel des quatre syndicats représentatifs, court jusqu'à la fin juin.

(Simon Carraud avec Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)

reuters.com

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