RPT-Indignation en Inde après deux affaires de viol sur mineur
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Indignation en inde apres deux affaires de viols sur mineur
Cathal McNaughton
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Indignation en inde apres deux affaires de viols sur mineur
Cathal McNaughton
BOMBAY/CHENNAI, Inde (Fondation Thomson Reuters) - (RPT mastic dans le lead)
Deux affaires de viol sur mineur, l'une impliquant la police et l'autre un homme politique, suscitent une vague d'indignation en Inde, où émergent des mouvements qui réclament que justice soit faite.
La police a diffusé des informations sur le viol et le meurtre d'une fillette de 8 ans, enlevée, droguée et violée par plusieurs hommes dans un temple hindou à Kathua, dans l'Etat de Jammu-et-Cachemire, dans le nord de l'Inde.
Les suspects l'ont retenue prisonnière pendant plusieurs jours avant de la tuer et de se débarrasser du corps dans la forêt, rapporte la police.
Un responsable politique et un officier de police chargé d'examiner la plainte des parents sur la disparition de leur fille, ont été mis en cause par les autorités.
D'autres personnes sont accusées d'avoir tenté d'étouffer l'affaire et quatre policiers ont déjà été arrêtés, a déclaré Deepika Singh Rajawat, un avocat de la famille de la fillette.
Dans une autre affaire, un homme placé en garde à vue est mort cette semaine, après avoir accusé Kuldeep Singh Sengar, membre du Parlement de l'Etat de l'Uttar Pradesh, de l'enlèvement et du viol de sa fille de 16 ans, il y a neuf mois.
L'enquête de la police n'a pas abouti mais le Bureau central des enquêtes de l'Inde (CBI) a repris l'affaire jeudi.
Kuldeep Singh Sengar a nié toute implication mais le dossier a entraîné un mouvement d'indignation. Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes réclament que justice soit rendue pour les victimes de viol.
Le chef du Parti du Congrès (opposition), Rahul Gandhi, a organisé une marche aux flambeaux jeudi soir à New Dehli. Des groupes de citoyens ont prévu d'autres manifestations lors des prochains jours dans la capitale indienne, ainsi qu'à Hyderabad, Chennai et Calcutta.
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Les crimes sexuels sont restent tabous en Inde, les victimes craignant des représailles si elles portent plainte. Près de 35.000 plaintes pour viol ont été enregistrées par la police en 2015, pour 7.000 condamnations, selon les données du gouvernement.
(Roli Srivastava et Anuradha Nagaraj, Arthur Connan pour le service français; Thomson Reuters Foundation est la fondation caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique. http://www.trust.org)
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