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Les USA soupçonnent la Russie d'avoir "maquillé" le site de Douma

reuters.com  |   |  326  mots
Les usa soupconnent la russie d'avoir maquille le site de douma[reuters.com]
(Crédits : Michael Kooren)

LA HAYE (Reuters) - La Russie pourrait être intervenue sur la zone où a été menée une attaque chimique à Douma en Syrie la semaine passée afin de supprimer des éléments de preuve, a estimé lundi le représentant américain à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Cette déclaration a été faite lors d'une réunion à huis clos consacrée à l'attaque menée le 7 avril à Douma, localité de la Ghouta orientale, région reprise aux rebelles syriens à l'est de Damas.

"Cela fait longtemps que ce conseil condamne le gouvernement syrien pour son règne de la terreur chimique et demande que les auteurs de ces actes méprisables soient tenus pour responsables sur le plan international", a dit l'ambassadeur Kenneth Ward.

"Nous pensons que les Russes se sont rendus sur le site de l'attaque. Nous craignons qu'ils l'aient maquillé dans le but de contrarier les efforts de la mission d'enquête de l'OIAC pour mener des investigations efficaces", a-t-il poursuivi.

Les inspecteurs de l'OIAC devaient visiter le site lundi pour y prélever des échantillons, interroger des témoins et recueillir des documents afin de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées.

L'attaque présumée s'est produite depuis plus d'une semaine et des témoins et des gouvernements occidentaux ont parlé d'hélicoptères larguant des bombes au sarin et au chlore qui ont tué plusieurs dizaines d'enfants et de femmes.

De son côté, l'Union européenne a de nouveau appelé la Russie et l'Iran à faire usage de leur influence afin que le régime syrien n'ait plus recours à ce type d'armes.

"L'UE appelle tous les pays, et en particulier la Russie et l'Iran, à faire usage de leur influence pour empêcher toute nouvelle utilisation d'armes chimiques, en particulier par le régime syrien", ont dit les Européens lors de cette réunion.

(Anthony Deutsch et Bart Meijer; Pierre Sérisier pour le service français)