Attaque contre l'église Notre-Dame de Bangui, au moins 15 morts
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BANGUI (Reuters) - Quinze personnes au moins ont été tuées mardi dans une attaque armée contre l'église Notre-Dame de Fatima à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris auprès d'un responsable de la morgue d'un hôpital de la ville et de Médecins sans frontières.
Neuf cadavres ont été transportés à la morgue de l'Hôpital communautaire de Bangui, a indiqué un responsable de l'établissement. MSF a dit que six personnes étaient mortes et 60 autres traitées pour des blessures dans les hôpitaux que gère l'organisation.
L'attaque s'est produite dans la matinée, en plein office. Des grenades et des coups de feu ont été tirés sur les paroissiens, qui ont été pris au piège, rapportent des témoins.
Des policiers ont percé une ouverture dans un des murs de l'édifice pour permettre aux présents de fuir.
Selon l'archidiocèse de Bangui, un prêtre figure parmi les morts. Un millier de personnes ont accompagné son corps en cortège vers le palais présidentiel pour exprimer leur colère contre l'insécurité.
On ignore à ce stade quels sont les auteurs de cette attaque.
Mais Notre-Dame de Fatima se trouve à proximité du quartier de PK5, majoritairement musulman, où une intervention des casques bleus de l'Onu et de membres des forces de sécurité locales contre des bandes criminelles a dégénéré le mois dernier en bataille rangée, faisant 21 morts.
Après la chute du président François Bozizé en 2013, renversé par les rebelles principalement musulmans de la Séléka, des milices anti-balaka sont apparues qui ont commis des meurtres en représailles aux exactions des rebelles.
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Des groupes d'autodéfense musulmans sont par ailleurs apparus dans PK5 en affirmant défendre les civils musulmans dans la capitale majoritairement chrétienne de la Centrafrique.
(Crispin Dembassa-Kette; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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