Netanyahu accuse Abbas d'antisémitisme et de négationnisme
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Netanyahu accuse abbas d'antisemitisme et de negationnisme
AMIR COHEN
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Netanyahu accuse abbas d'antisemitisme et de negationnisme
AMIR COHEN
JERUSALEM (Reuters) - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé mercredi Mahmoud Abbas d'antisémitisme et de négationnisme en réaction à un discours dans lequel le président palestinien a estimé que les Juifs avaient été persécutés en Europe non pas en raison de leur religion mais de leur activité dans l'usure et la banque.
D'autres responsables juifs ont vivement condamné les propos tenus lundi par Mahmoud Abbas devant le Conseil national palestinien, qui fait office de Parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
"Il semble que celui qui a été une fois négationniste de l'Holocauste sera toujours négationniste de l'Holocauste", a commenté Benjamin Netanyahu sur Twitter.
"J'appelle la communauté internationale à condamner le grave antisémitisme d'Abou Mazen (le nom de guerre d'Abbas, NDLR), qui aurait dû disparaître de ce monde depuis longtemps", a-t-il poursuivi.
Dans son discours, le président palestinien a déclaré que les Juifs vivant en Europe avaient subi des massacres "tous les dix à quinze ans dans certains pays à partir du XIe siècle jusqu'à l'Holocauste."
Citant divers livres écrits sur le sujet, il a ajouté: "Ils disent que la haine des Juifs n'était pas liée à leur religion mais à leur activité sociale. Donc le problème auquel les Juifs ont été confrontés en Europe n'était pas dû à leur religion, c'était à cause de l'usure et des banques."
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Ces propos de Mahmoud Abbas relèvent de "la terminologie antisémite classique", ont commenté Marvin Hier et Abraham Cooper, du Centre Simon Wiesenthal, basé aux Etats-Unis.
Le porte-parole du président palestinien, Nabil Abou Rdainah, n'a pas souhaité réagir à la polémique.
A Bruxelles, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), qui dépend de Federica Mogherini, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a jugé "inacceptables" les déclarations du président de l'Autorité palestinienne.
"Le discours prononcé le 30 avril par le président palestinien Mahmoud Abbas contenait des propos inacceptables concernant les origines de l'Holocauste et la légitimité d'Israël", déclare le SEAE dans un communiqué.
"Une telle rhétorique ne fera que servir les intérêts de ceux qui ne veulent pas d'une solution à deux Etats, que le président Abbas a pourtant toujours défendue."
"L'antisémitisme n'est pas seulement une menace pour les Juifs mais une menace fondamentale pour nos sociétés ouvertes et libérales. L'Union européenne reste déterminée à combattre toute forme d'antisémitisme et toute tentative d'excuser, de justifier ou de banaliser grossièrement l'Holocauste", conclut le SEAE.
(Stephen Farrell, Nidal al Mughrabi, Ali Sawafta et Ari Rabinovitch, avec Alastair Macdonald à Bruxelles; Tangi Salaün et Guy Kerivel pour le service français)
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