Le général Lecointre "n'imagine pas" un retrait américain de Syrie
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Le general lecointre "n'imagine pas" un retrait americain de syrie
RODI SAID
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Le general lecointre "n'imagine pas" un retrait americain de syrie
RODI SAID
PARIS (Reuters) - Le chef de l'état-major des armées françaises "n'imagine" pas que les forces américaines se retirent de Syrie avant l'éradication du groupe armé Etat islamique, alors que Donald Trump a évoqué récemment leur rapatriement anticipé.
"La priorité, c'est la défaite de Daech. Donc je pense qu'avec les Américains nous resterons, et je n'imagine pas que les Américains partent jusqu'à ce que Daech soit défait. Le reste est une décision du politique", a déclaré vendredi le général François Lecointre sur CNEWS.
Le chef de la Maison blanche a semé le trouble, y compris au Pentagone, pour avoir réitéré début avril sa volonté de retirer les quelque 2.000 soldats américains déployés en Syrie dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre l'EI.
"Nous avons largement réussi face à l'EI. Nous réussirons face à n'importe qui, militairement. Mais parfois, il est temps de rentrer à la maison. Et nous pensons à ça très sérieusement", avait-il notamment déclaré.
Plusieurs hauts responsables américains ont depuis précisé que l'objectif des Etats-Unis était de maintenir une présence militaire "aussi longtemps que nécessaire" en Syrie, notamment pour ne pas laisser le champ libre aux Russes et aux Iraniens, soutiens de Bachar al Assad.
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Le général Lecointre a confirmé que les forces françaises, en lien avec les Américains, poursuivaient des opérations contre "les dernières poches de résistance" de Daech (acronyme arabe de l'EI) en Syrie, sans plus de précisions.
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré le 26 avril dernier devant le Congrès que des soldats des forces spéciales françaises avaient été envoyés récemment en renfort en Syrie, rompant avec l'extrême discrétion qu'observent généralement les autorités françaises sur le sujet.
"Je ne commente pas le nombre de forces spéciales, je ne commente pas non plus leur position", a dit le chef d'état-major des armées françaises.
"Ce qui est vrai, c'est que nous conduisons aujourd'hui en Syrie la lutte contre Daech là où les dernières poches de résistance existent, dans la moyenne vallée de l'Euphrate, dans la zone entre la Syrie et l'Irak, et on le fait par tous les moyens, aériens, terrestres (...) y compris les forces spéciales", a-t-il ajouté.
(Sophie Louet, édité par Simon Carraud)
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