Des panneaux "ambassade des Etats-Unis" installés à Jérusalem
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Des panneaux "ambassade des etats-unis" apparaissent a jerusalem
RONEN ZVULUN
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Des panneaux "ambassade des etats-unis" apparaissent a jerusalem
RONEN ZVULUN
par Stephen Farrell
JERUSALEM (Reuters) - Des panneaux "Ambassade des Etats-Unis" en anglais, hébreu et arabe ont été installés lundi à Jérusalem en prévision de l'ouverture controversée du bâtiment lundi prochain conformément à la volonté du président américain.
Donald Trump a annoncé en décembre dernier la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer leur ambassade, qui se trouve à Tel Aviv.
L'ouverture officielle de la nouvelle ambassade est prévue le 14 mai, jour du 70e anniversaire de la proclamation de l'Etat d'Israël.
Les panneaux de signalisation blancs et noirs ont été installés par des ouvriers le long des voies menant à un bâtiment du consulat des Etats-Unis à Jérusalem, dans la partie sud de la ville, et qui doit être reconverti en ambassade pour le 14 mai.
"Ce n'est pas un rêve. C'est la réalité. Je suis fier et ému d'avoir suspendu ce matin les premiers panneaux qui ont été préparés pour l'ambassade des Etats-Unis", a déclaré le maire de Jérusalem, Nir Barkat, sur Twitter.
Les autres grandes puissances n'ont pas suivi la décision de transfert de Donald Trump pour ne pas jeter d'huile sur le feu dans le différend entre Israël et les Palestiniens.
Les Palestiniens ont prévu d'installer leur future capitale à Jérusalem-Est, dont s'est emparé Israël en 1967 lors de la guerre des Six-Jours, alors que ce territoire était sous le contrôle de la Jordanie. Israël a par la suite annexé Jérusalem-Est. Cette décision n'est pas reconnue par la communauté internationale.
Les derniers pourparlers de paix sur la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, menés par la précédente administration américaine, ont pris fin en 2014.
"Cette décision est non seulement illégale, mais elle va aussi à l'encontre de la réalisation d'une paix juste et durable entre deux Etats démocratiques et souverains à l'intérieur des frontières de 1967, Israël et la Palestine, vivant côte-à-côte en paix et en sécurité", a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erekat dans un communiqué.
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Le gouvernement Trump a toutefois laissé la porte ouverte à une possible présence palestinienne à Jérusalem, à en croire les dernières déclarations de son chef de la diplomatie Mike Pompeo.
"En reconnaissant Jérusalem comme la capitale d'Israël et le siège de son gouvernement, nous reconnaissons la réalité", a déclaré le secrétaire d'Etat lors de sa visite en Israël la semaine dernière.
"J'insiste également sur le fait, comme le président Trump l'a dit en décembre, que les frontières de la souveraineté israélienne à Jérusalem restent sujettes à négociations entre les parties. Et nous sommes toujours déterminés à parvenir à une paix durable et globale qui offre un avenir meilleur à la fois à Israël et aux Palestiniens."
Le Guatemala a annoncé au mois de mars son intention de suivre les Etats-Unis et de transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Ce devrait être chose faite le 16 mai, deux jours après le transfert américain.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré le mois suivant qu'"au moins une demi-douzaine" de pays "discutaient sérieusement" de la question. Il n'a pas dit lesquels.
(Avec Dan Williams; Danielle Rouquié pour le service français)
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