Des missiles israéliens tirés contre une base syrienne
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JERUSALEM/BEYROUTH (Reuters) - Les médias officiels syriens ont accusé l'armée israélienne d'avoir tiré mardi des missiles contre une base militaire syrienne non loin de Damas, peu après l'annonce par Donald Trump qu'il dénonçait l'accord sur le nucléaire de l'Iran, ce qui a conduit Israël à se placer en état d'alerte.
L'armée israélienne a déclaré que, ayant identifié une "activité anormale" des forces iraniennes en Syrie, elle avait demandé aux autorités civiles des hauteurs du Golan de préparer les abris anti-bombardements, déployé de nouvelles défenses et mobilisé une partie des réservistes.
Le général en chef des forces israéliennes Gadi Eizenkott a annulé un rendez-vous à une conférence annuelle sur la sécurité et s'est entretenu avec le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, et d'autres responsables nationaux de la sécurité, ont rapporté les autorités.
Selon les médias israéliennes, l'ordre de préparer les abris anti-bombardement sur le Golan est une mesure sans précédent depuis le début du conflit civil syrien. Israël a conquis le plateau du Golan lors de la guerre des Six jours en 1967 et l'a annexé par la suite.
Les autorités ont déployé des défenses antiaériennes de courte portée du système "Dôme de fer" sur le Golan, selon la presse israélienne.
Dans les deux heures qui ont suivi l'annonce faite par Donald Trump sur l'Iran, pays allié au régime de Damas, l'agence de presse syrienne Sana a fait état d'explosions à Kisweh, au sud de Damas. Selon cette agence, les défenses antiaériennes syriennes ont abattu deux missiles israéliens.
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A en croire un commandant de l'alliance régionale soutenant le régime du président Bachar al Assad, l'armée de l'air israélienne a frappé une base de l'armée syrienne à Kisweh, sans faire de victimes.
Interrogée sur ces déclarations, une porte-parole militaire israélienne a déclaré que "Nous ne répondons pas à de telles informations venant de l'étranger".
Le 9 avril dernier, sept membres du corps iranien des Gardiens de la Révolution avaient été tués dans une frappe contre une base aérienne syrienne. Téhéran avait imputé l'attaque à Israël et avait promis de riposter.
(Angus McDowall; Eric Faye pour le service français)
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