Rupture d'un barrage au Kenya, au moins 47 morts
reuters.com

Rupture d'un barrage au kenya
THOMAS MUKOYA
reuters.com

Rupture d'un barrage au kenya
THOMAS MUKOYA
SOLAI, Kenya (Reuters) - La rupture d'un barrage au Kenya près de la ville de Solai, à 200 km environ au nord-ouest de Nairobi, a provoqué "d'énormes dégâts", emportant deux villages et faisant au moins 47 morts, selon un nouveau bilan encore provisoire communiqué jeudi par la police.
Les parois du barrage de Patel, édifice situé au sommet d'une colline dans le comté de Nakuru, ont cédé tard mercredi soir.
Les eaux ont emporté des pylônes électriques, des centaines maisons et des bâtiments, dont une école primaire, a rapporté un photographe de Reuters sur place.
Le dernier bilan, encore provisoire, communiqué jeudi en fin d'après-midi par la police locale fait état d'au moins 47 morts et la Croix-Rouge locale a annoncé sur Twitter avoir sauvé 39 personnes qui ont été hospitalisées.
La rupture du barrage a été provoquée par de fortes pluies qui touchent l'est de l'Afrique depuis deux mois, touchant au total près d'un million de personnes.
Pour le seul Kenya, et avant la catastrophe de mercredi soir, ces précipitations avaient fait 132 morts depuis le mois de mars et provoqué le déplacement de plus de 220.000 personnes, a précisé le gouvernement kényan.
La région de Nakuru, au coeur de la vallée du Rift, abrite des milliers d'exploitations agricoles dont la production, notamment des fleurs, est exportée pour sa quasi-totalité vers l'Europe. De nombreuses retenues d'eau y ont été construites ces vingt dernières années pour permettre l'irrigation des champs et accompagner le développement de l'horticulture.
La gouverneure Lee Kinyanjui a précisé que 450 maisons avaient été endommagées par l'inondation et que des ingénieurs ont été chargés d'inspecter trois autres barrages. Un autre réservoir au moins présente des risques, a-t-elle dit.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Thomas Mukoya avec Duncan Miriri et George Obulutsa à Nairobi; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com