A Moscou, le chef de la diplomatie allemande défend l'accord sur l'Iran
reuters.com

A moscou, heiko maas defend l'accord sur l'iran
SERGEI KARPUKHIN
reuters.com

A moscou, heiko maas defend l'accord sur l'iran
SERGEI KARPUKHIN
MOSCOU (Reuters) - Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, en visite à Moscou, a estimé jeudi qu'il était crucial que l'Iran s'en tienne à ses obligations liées à l'accord sur son programme nucléaire, dont les Etats-Unis se sont retirés mardi.
Moscou, a-t-il ajouté, peut se servir à cette fin de son influence sur Téhéran.
Maas, qui s'exprimait à l'issue d'un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a ajouté que Berlin et Moscou convenaient que l'accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien devait être préservé en dépit du retrait des Etats-Unis.
"Il est nécessaire que l'Iran reste dans cet accord. Il est aussi dans l'intérêt de l'Iran de maintenir cet accord en vie", a-t-il dit.
L'Allemagne, a poursuivi Maas, attend des explications sur les conséquences des sanctions que Washington s'apprête à remettre en application contre l'Iran mais aussi contre les entreprises travaillant en Iran.
"Il est important d'être informé des règles concernant les effets secondaires, c'est-à-dire ce que cela signifiera pour les activités en Amérique d'une entreprise européenne si elle continue de faire des affaires en Iran", a dit Maas.
DISCUSSIONS À TROIS SUR L'UKRAINE
Plus généralement, le nouveau chef de la diplomatie allemande a insisté sur l'importance d'un "dialogue véritable" avec la Russie en dépit des divergences entre les deux pays.
Il ne sera pas possible de régler le conflit en Syrie sans la Russie, a-t-il notamment déclaré.
Maas a dit par ailleurs vouloir insuffler une nouvelle dynamique au processus de Minsk sur l'Ukraine, dont la partie orientale, pro-russe, est en rébellion contre Kiev depuis 2014 et dont l'annexion de la Crimée par la Russie, en mars 2014, est rejetée par les Européens.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'Allemagne et, avec la France, un des deux parrains de ce processus impliquant la Russie et l'Ukraine.
Emmanuel Macron, Angela Merkel et le président ukrainien, Petro Porochenko, ont discuté de la situation en Ukraine ce jeudi, rapporte l'Elysée.
"Ils ont appelé à l'arrêt de la violence et à strictement respecter le cessez-le-feu (...) et exprimé la nécessité d'un fort engagement politique de toutes les parties en faveur de l'application des accords de Minsk", ajoute-t-on de même source.
(Sabine Siebold avec Jean-Baptiste Vey à Paris; Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com