Selon Trump, Otto Warmbier n'est pas mort en vain
reuters.com

Selon trump, otto warmbier n'est pas mort en vain
JONATHAN ERNST
reuters.com

Selon trump, otto warmbier n'est pas mort en vain
JONATHAN ERNST
SINGAPOUR (Reuters) - L'étudiant américain Otto Warmbier n'est pas mort en vain, son décès ayant permis d'enclencher le processus qui a abouti à l'organisation du sommet réunissant la Corée du Nord et les Etats-Unis à Singapour, a déclaré mardi le président américain Donald Trump.
"Rien de tout cela ne se serait produit sans Otto", a déclaré Donald Trump lors d'une conférence de presse.
"Depuis ce jour, quelque chose est arrivé. Ce fut terrible, ce fut brutal, mais beaucoup de monde a commencé à s'intéresser à ce qui se passait, la Corée du Nord notamment."
"Je pense vraiment qu'Otto est quelqu'un qui n'est pas mort pour rien."
Otto Warmbier a été arrêté pour vol d'un poster en janvier 2016 alors qu'il participait à un voyage organisé en Corée du Nord pendant ses études à Hong Kong. Condamné à 15 ans de travaux forcés, il avait été relâché en juin 2017 alors qu'il était plongé dans le coma. Il était décédé quelques jours après sa libération. Il avait 22 ans.
Sa famille et les autorités américaines ont accusé le régime de Pyongyang de l'avoir torturé. Le médecin légiste a imputé sa mort à un défaut d'oxygénation et une hémorragie cérébrale.
Donald Trump a dit mardi avoir abordé "brièvement" la question des droits de l'homme avec son interlocuteur.
"Je pense que la situation est difficile, ça ne fait pas de doute, et nous en avons vivement discuté aujourd'hui", a-t-il affirmé.
"Ils vont faire des choses, et je pense qu'il veut faire des choses", a-t-il encore déclaré, évoquant Kim Jong-un.
Prié de dire si son attitude ne pouvait pas être perçue comme une trahison par les prisonniers politiques détenus en Corée du Nord, Donald Trump a répondu: "Non, je pense les avoir aidés, parce que les choses vont changer. Dans une certaine mesure, je pense vraiment qu'il va faire quelque chose."
(Robert Birsel, Nicolas Delame pour le service français)
reuters.com