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Berlin invite l'UE à trouver un "nouvel équilibre" avec les USA

reuters.com  |   |  354  mots
Berlin invite l'ue a trouver un nouvel equilibre avec les usa[reuters.com]
(Crédits : Axel Schmidt)

BERLIN (Reuters) - L'Europe doit trouver un "nouvel équilibre" dans ses relations avec les Etats-Unis à la lumière des positions adoptées par Donald Trump, a estimé mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères.

"Nous, Européens, devons agir comme un contrepoids attentif lorsque les Etats-Unis franchissent des lignes rouges", a déclaré Heiko Maas, évoquant le retrait américain du compromis de Vienne sur le programme nucléaire iranien ou de l'accord de Paris sur le climat et les menaces de sanctions commerciales.

"Lorsque le gouvernement américain remet en question nos valeurs et nos intérêts de manière agressive, nous devons réagir plus fermement", a estimé le chef de la diplomatie, dans un discours sur les projets européens de Berlin.

Outre la "politique égoïste de l'America First" mise en oeuvre par Donald Trump, et illustrée le week-end dernier au sommet du G7, l'UE doit faire face aux "atteintes au droit international" de la Russie et à l'"expansion" chinoise, a poursuivi le ministre allemand, invitant les Etats membres à adopter "une stratégie commune" pour faire face "aux ambitions politique" de Pékin et à "résister aux tentatives ciblées visant à nous diviser".

"L'ordre mondial que nous connaissions n'est plus", a estimé Heiko Maas, qui s'est prononcé pour la mise sur pied d'une force d'intervention européenne, proposée par la France, avec participation de la Grande-Bretagne - malgré le divorce à venir entre Londres et l'UE.

Cette séparation, a-t-il jugé, suscite une certaine nervosité à Londres, où on craint l'isolement, notamment en raison des décisions prises à Washington.

"Je pense que les Britanniques ont remarqué que (...) les choses changent avec les Etats-Unis. Ils ne sont plus aussi proches qu'avant. La solitude suscite une certaine appréhension, mais, sur la base de ce que je vois et entends, rien ne laisse actuellement supposer un retour en arrière", a ajouté le ministre.

Il s'est en outre félicité de la coopération étroite entre Grande-Bretagne, France et l'Allemagne après le retrait américain de l'accord nucléaire iranien.

(Thomas Escritt, Jean-Philippe Lefief pour le service français)