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Brexit : Fronde des élus écossais à la Chambre des communes

reuters.com  |   |  348  mots
Brexit: fronde des elus ecossais a la chambre des communes[reuters.com]
(Crédits : Russell Cheyne)

EDIMBOURG/LONDRES (Reuters) - Une trentaine de députés du Parti national écossais (Scottish National Party, SNP) ont quitté mercredi la salle de la Chambre des communes pour protester contre l'expulsion de leur chef de file Ian Blackford.

Ce dernier, qui exigeait un nouveau débat sur l'avenir de l'Ecosse dans le cadre du Brexit, avait ensuite refusé de s'asseoir et le président de la Chambre avait ordonné son expulsion.

En signe de solidarité, une trentaine d'élus du SNP ont également quitté la salle.

Mardi, la Chambre des communes a voté plusieurs textes sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, concernant notamment la pêche et l'agriculture, des dossiers particulièrement sensibles pour les Ecossais.

Le parlement écossais, où le SNP est le parti le mieux représenté, est opposé à plusieurs de ces mesures. De nombreuses voix se sont élevées en Ecosse pour accuser le gouvernement de Theresa May d'ignorer les intérêts de l'Ecosse.

Après son expulsion de la Chambre des communes, Ian Blackford a estimé sur la BBC que le gouvernement de Londres ne respectait pas l'Ecosse. "Ne nous y trompons pas, c'est une crise constitutionnelle", a-t-il dit.

"Nous ne resterons pas sans réagir si on prive le parlement écossais de ses prérogatives (...) Nous userons des moyens parlementaires à notre disposition et ce gouvernement devra rendre des comptes."

Le ministre écossais (SNP) chargé du Brexit, Michael Russell, a jugé pour sa part que les règles actuelles de dévolution entre le gouvernement de Londres et les parlements écossais, gallois et nord-irlandais devraient être modifiées à la lumière du Brexit.

"La dévolution existe toujours mais elle ne peut continuer à fonctionner comme ça. On la détruit, on refuse d'accepter les droits du parlement (écossais) et son opinion", a-t-il dit à Reuters.

Le système de dévolution donne au parlement et à l'exécutif écossais des compétences notamment en matière d'éducation, de justice, de police, d'agriculture et de pêche.

(Elisabeth O'Leary à Edimbourg et William James à Londres; Guy Kerivel pour le service français)