Trump rejette le texte de compromis sur les "Dreamers" examiné au Congrès
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Un compromis sur les "dreamers" devant le congres americain
TOYA SARNO JORDAN
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Un compromis sur les "dreamers" devant le congres americain
TOYA SARNO JORDAN
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a annoncé vendredi qu'il ne promulguerait pas un texte de compromis sur l'immigration actuellement en débat au Congrès et qui vise notamment à mettre fin à l'incertitude dans laquelle ont été plongés les "Dreamers".
Cette proposition de loi permettrait à ces jeunes migrants clandestins, arrivés aux Etats-Unis quand ils étaient mineurs, de demander un visa de six ans renouvelable et de postuler dans la sixième année pour l'octroi d'une carte verte qui pourrait leur ouvrir la porte vers la citoyenneté.
Le texte consulté par Reuters interdit aussi de séparer les enfants de leurs parents lorsqu'ils sont arrêtés après être entrés illégalement aux Etats-Unis, tout en prévoyant le déblocage de 25 milliards de dollars pour renforcer la sécurité le long de la frontière avec le Mexique, y compris en finançant en partie le mur souhaité par Donald Trump.
Une autre proposition, d'origine exclusivement républicaine, prévoit une réduction drastique de l'immigration légale, la construction du mur à la frontière avec le Mexique et exclut que les "Dreamers" puissent accéder à la citoyenneté américaine.
"Je regarde les deux. Je ne signerais certainement pas la plus modérée", a dit Donald Trump lors d'une interview accordée à la chaîne Fox News devant la Maison blanche. "J'ai besoin d'un projet de loi qui donne à ce pays une formidable sécurité aux frontières. Je dois avoir cela."
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La Chambre des représentants recherche en vain à parvenir à un compromis sur la politique migratoire depuis que Donald Trump a dénoncé la Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), la loi adoptée en 2012 à l'initiative de Barack Obama pour protéger les "Dreamers" de l'expulsion.
Le président américain avait initialement demandé au Congrès de voter un nouveau texte avant le 5 mars. Le nouveau texte de compromis devait présenté vendredi et pourrait être soumis au vote des représentants la semaine prochaine.
Mais le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a déclaré jeudi qu'il ne pouvait pas garantir le vote par le Congrès de ce texte qu'il a présenté comme un "très bon compromis". "Nous voulons donner aux (élus) la possibilité d'exprimer leur opinion et j'espère donc que le texte va être voté", a-t-il cependant ajouté.
Mark Meadows, chef de file du Freedom Caucus, l'aile la plus conservatrice du parti républicain, s'est dit déterminé à corriger certaines "erreurs" du texte.
Mario Diaz-Balart, un républicain modéré qui a participé à l'élaboration du compromis, a souligné pour sa part que le projet de loi, même imparfait, valait mieux que le "flou juridique" dans lequel sont plongés les "Dreamers" depuis des mois. "Il y a certains aspects que je n'aime pas, mais j'aime encore moins le statu quo", a-t-il fait valoir.
(Justin Mitchell, Susan Cornwell et Amanda Becker; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)
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